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Investiture

Mercredi 23 Janvier 2019 - 19:28

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Tout compte fait, c’est ce jeudi 24 janvier, au Palais de la nation, à Kinshasa, que Félix Tshisekedi prêtera serment en tant que président de la République démocratique du Congo (RDC). Depuis l’indépendance de ce pays, le 30 juin 1960, il sera le cinquième chef d’Etat à sacrifier à ce rituel ancré dans les traditions républicaines. À quel dirigeant du continent a-t-il adressé une invitation pour assister à sa consécration ? Et qui y répondra ? On le saura en observant la scène de plus près.

Mais que cette cérémonie d’investiture soit portée en triomphe par ses partisans et ses alliés qui, on l’imagine, lui apporteront tout le soutien qu’il faut ; qu’elle soit, en revanche, répugnée par ses adversaires qui avouent leur victoire volée, sur place en RDC et ailleurs, toutes les oreilles seront dressées pour écouter le discours que le nouveau chef de l’Etat prononcera. Le 10 janvier, dès l’annonce de sa victoire provisoire, Félix Tshisekedi avait révélé ses premières intentions en appelant ses compatriotes au rassemblement.

Ce jeudi, le moindre mot qui étoffera son adresse devant les corps constitués nationaux et internationaux, devant le peuple Rd-Congolais, sera scruté avec minutie. Que dira-t-il sur la politique intérieure de son pays ? Qu’en sera-t-il de sa relation avec l’extérieur ? Ce sont autant de questions dont les réponses proposées par le nouveau chef de l’Etat alimenteront les analyses au sein des chancelleries du monde, restées dubitatives depuis le dénouement des élections en RDC.

S’il a pris la mesure du climat dans lequel il accède au pouvoir, le président Félix Tshisekedi réservera au chantier de la réconciliation nationale une place de choix et l’adossera à celui de la reconquête de l’espace national infesté par des groupes armés actifs depuis de longues années. Cela est le chemin indispensable pour asseoir le développement de son pays. Il lui faudra, pour les mêmes raisons, nouer des contacts suivis avec ses pairs africains et le reste du monde pour permettre à la RDC de tenir la place qui lui revient dans le concert des nations.

En fait, la cérémonie de ce jour est une entrée en matière souveraine pour le nouveau président. Dès demain, lorsqu’il devra choisir les collaborateurs qui l’aideront dans sa lourde tâche, commenceront d’indispensables séances d’arbitrages entre l’intérêt supérieur de la nation et les individualismes des femmes et des hommes chargés de le sublimer. Les nuits peuvent s'avérer longues pour lui en ce moment.

Les Dépêches de Brazzaville

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