Le Feuilleton de Brazzaville. Acte 13. 1. Laissez vos marques

Mercredi 4 Septembre 2019 - 17:11

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Aux quatre coins du globe, la terre sera bonne pour tout le monde ou ne sera pas. Les hommes, évidemment, ne renonceront pas à la vie telle qu’elle se déroule sous nos yeux ; ils s’adonneront au travail dans toutes ses dimensions.

Pour tout dire, la terre appartiendra à ceux qui ne se croiseront pas les bras dans le dessein inespéré de voir du ciel tomber la manne de la subsistance. Non, de là-haut ne tombera rien en dehors de ce qui est entré dans les mœurs depuis la nuit des temps. 

Ici-bas, les agriculteurs prendront les portions de terre qui leur reviennent et continueront à produire tant que la terre sera fertile, laissant les fainéants à leur incurie ; les industriels élèveront leurs usines sur des périmètres acquis à grands frais, peut-être aussi par la ruse ou par la force ; les riches, les touristes et les intellectuels investiront gratte-ciels, espaces de jeux, hôtels, centres de repos ou de conférence pour mériter de leur repos ou partager leurs connaissances. 

Les importateurs accumuleront dans de vastes entrepôts conteneurs, matériaux de construction, voitures de luxe ou d’occasion, denrées alimentaires et autres. Les sylviculteurs établiront là où ils voudront leurs unités de transformation du limba, de l’okoumé, du sapéli, essences recherchées dont regorgent les forêts tropicales.

Les écolos s’arrogeront des pouvoirs de propriété des espaces vitaux à travers des sit-in, des marches silencieuses ou des grèves de la faim pour obtenir que la flore et la faune ne soient complètement anéanties pour la seule satisfaction des besoins immédiats de l’homme.

 

 

 

 

Jean Ayiya

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