Le feuilleton de Brazzaville. Acte 16.2. Cloches, minarets et chants de coqs

Jeudi 17 Octobre 2019 - 21:27

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Les Ouest-Africains ne sont évidemment pas les seuls étrangers vivant à Brazzaville. Il y a parmi eux, par exemple, de nombreux ressortissants d’Afrique centrale.

Tenant compte du fait qu’un pays de la sous-région d’Afrique centrale, anciennement Oubangui-Chari, a pris le nom de Centrafrique, on ne désigne Centrafricains que les seuls ressortissants de cet État. Ce qui prive la population d’Afrique centrale d’un patronyme communautaire à l’instar de leurs frères d’Afrique de l’ouest désignés Ouest-Africains. Ce n’est en fin de compte pas bien grave. Tchadiens, Centrafricains, Camerounais, Gabonais, Équato-Guinéens (dans une proportion bien moindre pour les deux derniers pays) résident dans la capitale congolaise. Il paraît que de tous, les Tchadiens soient ceux qui considèrent Brazzaville comme chez eux et garantiraient toujours aux Congolais foulant le sol de leur pays un accueil convenable.

Cela ne veut pas dire que les Tchadiens sont les seuls ressortissants de la sous-région à se sentir proches des Congolais. L’Afrique centrale a l’obligation de renforcer la solidarité entre ses peuples pour n’en faire qu’un, avec un passeport unique, un vaste territoire boisé, pétrolifère, solidaire et prospère. Le discours est politique, mais la réalité devrait être économique et sociale.

Au compte des communautés étrangères de Brazzaville, ne passons pas sous silence la présence française, plus importante pour des raisons évidentes que celle de tous les ressortissants des pays européens ayant une représentation diplomatique au Congo. Même si elle doit être plus nombreuse à Pointe-Noire, la capitale économique, la communauté française au Congo en général, et à Brazzaville en particulier, est constituée essentiellement de fonctionnaires, d’attachés et de conseillers, mais aussi d’hommes d’affaires.

Elle est aussi de loin, on doit le concéder, la mieux implantée en termes de réseaux ; celle qui peut se targuer de bien connaître les hommes d’ici, haut placés, ou non, du sérail politique ou économique, de la chose militaire et sécuritaire. N’exagérons rien, au Congo, les Français sont en fin de compte chez eux. Le même sentiment partagé par les Congolais qui vivent ou séjournent en France. Enfin, normalement…

Jean Ayiya

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