Le feuilleton de Brazzaville. Acte 4. Le meilleur maire (1)

Jeudi 20 Juin 2019 - 21:05

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Souvent, à la faveur d’une conversation, les Brazzavillois égrènent avec ou sans pincement au cœur, la longue liste des personnalités qui ont eu l’honneur de revêtir l’écharpe de premier citoyen de l’ancienne capitale de l’Afrique équatoriale française, ancienne capitale de la France libre.

Lequel de la vingtaine de maires élus ou nommés à la tête de Brazzaville depuis 1956 a-t-il laissé une bonne impression ? Lequel de ces maires, tous des hommes, par ailleurs, comme si Brazzaville manquait de femmes à la hauteur, a fait piètre figure ? Chacun y va de son jugement…

L’année 1956, faut-il le rappeler, est celle de l’adoption de la loi-cadre par laquelle les anciennes colonies françaises d’Afrique, dont l’ex-territoire du Moyen-Congo, sont autorisées à se doter d’une Assemblée et d’un gouvernement. Et Brazzaville devint une mairie !

Fulbert Youlou, natif du Pool, y passe une année, en 1956. Son remplaçant, Dominique Nzalakandza, de la même région que lui, un peu plus chanceux, reste jusqu’en 1961. Même chose pour un autre frère de chez les deux, Joseph Senso, dont le mandat court jusqu’en 1963. Jean Louis Mamimoué, originaire des Plateaux, garde le poste de 1963 à 1965, pour être remplacé ensuite par Hervé Joseph Majordome, du Kouilou, jusqu’en 1969.

Vint le tour de Lambert Galibali, des Plateaux également, maire de Brazzaville de 1969 à 1974. Son remplaçant pour une période longue de trois années, 1974-1977, est Pascal Okyemba Morlendé, fils de la Cuvette. Louis Zatonga, de la Likouala, garde l’écharpe pendant deux ans, de 1977 à 1979. Un autre fils des Plateaux, André Obami-Itou, prend la fonction pour une année, en 1979. Il voit arriver Gabriel Emouengué, venu de la Cuvette (aujourd’hui ouest), resté en poste cinq ans, jusqu’en 1984.

Autre fils de la Cuvette, Jean-Jules Okabando y passe sept ans, jusqu’en 1991. Gabriel Obongui, originaire des Plateaux, siège jusqu’à l’année suivante, avant de céder le témoin à Jean Claude Mampouya, du Pool, pour la période 1992-1993. Pour moins longtemps puisqu’il est remplacé par Alain Rémi Bakou, du Pool, lui aussi, en 1993-1994. Ce dernier le sera par Bernard Kolélas, du Pool aussi, maire jusqu’en 1997, puis Bonaventure Dévoué Boukaka-Ouadiabantou, du même coin, en 1997.

Aimé Emmanuel Yoka, de la Cuvette, le remplace pour deux ans jusqu’en 1999. Benoît Moundélé-Ngollo, fils des Plateaux, occupe le poste de 1999 à 2003, et laisse le siège à Hugues Ngouélondélé, lui également des Plateaux, qui officie jusqu’en 2017. Depuis deux ans, l’écharpe de maire de Brazzaville est portée par Christian Roger Okemba, natif de la Cuvette.

Il n’est pas facile de remonter l’histoire ! Contentons-nous de rappeler le souvenir des années 1980, disons de la période allant de 1979 à 1984, pendant laquelle Brazzaville se dote d’un imposant parc automobile dédié au transport en commun. La société exploitante, STB, « Société des transports brazzavillois », devint par la suite STUB, « Société des transports urbains de Brazzaville ». Nous y reviendrons.

Jean Ayiya

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