Le Feuilleton de Brazzaville. Acte 7. Allées des bustes et des talents

Jeudi 25 Juillet 2019 - 21:30

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Toujours en quête de souvenirs, Brazzaville s’est embellie d’autres symboles mémoriels. Mentionnons l’allée des bustes bâtie près de la Primature dans le troisième arrondissement Poto-Poto. Y fleurit une trentaine de visages de notabilités congolaises et étrangères de divers profils. Pour la postérité, ils témoigneront de la riche histoire du Congo et de l’Afrique.

On trouve Paul Kamba, virtuose de l’art d’Orphée ; Henri Pangui, qui fit du micro sur les antennes de la radio nationale un instrument de sagesse et de distraction ; Félicité Safou Safouesse, première présentatrice et productrice de la radio de l’AEF, à qui Joseph Kabasélé dédia l’un de ses meilleurs titres « Parafifi » ; Pamélo Mounk’A, Essous Jean Serges, Nino Malapet, trois têtes d’affiche de la musique congolaise moderne avec les Bantous de la capitale; ou encore ces éminences de la plume que furent Jean Malonga, Jean-Baptiste Tati-Loutard, Sony Labou Tansi, Antoine Letembet-Ambily.

Sans oublier les acteurs politiques de poids parmi lesquels Patrice-Émery Lumumba, Kwame Nkrumah, André Milongo, Bernard Kolélas, Jean-Pierre Thystère Tchicaya, Alfred Raoul. Des hommes d’église comme le cardinal Émile Biayenda, Mgrs Benoît Gassongo et Ernest Nkombo, le président du présidium de la Conférence nationale souveraine de 1991. Puis aussi, le ballon d’Or africain, Paul Sayal Moukila, le choriste Emile Oboa, le syndicaliste Albert Ikogne, etc.

La deuxième allée est décorée près du Mausolée Marien-Ngouabi à un jet de pierre de la Nonciature apostolique au centre-ville. De Che Guevara à Abraham Lincoln, une quarantaine de figures illustres vous accueille du regard et vous rafraîchit la mémoire. Enfants du Congo, enfants d’Afrique, enfants du monde tout court chacun suivant son penchant, ils sont les mânes auxquels la nation congolaise a voulu témoigner sa reconnaissance.

Peut-être manque-t-il d’autres portraits. Georges Embana ? Soldat venu au micro, il fit sensation sur La Voix de la révolution congolaise avec son célèbre programme Lisapo à travers lequel il livrait aux auditeurs, avec un art accompli, des contes et légendes de chez nous. Il animait aussi sur la télévision nationale l’émission Kéba na caméra, dédiée à l’éducation civique et morale de ses compatriotes. Peut-être un pionnier de la lutte contre les antivaleurs.  

Jean Ayiya

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