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Samedi 26 Mai 2018 - 19:10

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A ceux qui se demandent, à juste titre il est vrai, à quoi ressemblera le Congo dans une ou deux décennies, nous ne saurions trop conseiller de monter par la route vers le nord du territoire national pour aller voir ce qui se passe dans la région d'Oyo-Ollombo. Non pour se conduire comme des courtisans et formuler des compliments à l'égard du président de la République, Denis Sassou N'Guesso, qui y est né, y a vécu son enfance, y a passé aussi des moments difficiles, mais y vient toujours se ressourcer.

Les obstacles accumulés sur cette route par manque d'entretien étant franchis, non sans mal il est vrai, ils découvriront à cinq cents kilomètres de notre capitale, Brazzaville, une campagne en plein développement avec ses centaines, ses milliers d'hectares de terres cultivées, ses ranchs où paissent plus de onze mille têtes de bétail et des centaines d’autruches, ses dizaines d'étangs grouillant de poissons, ses serres qui regorgent de fruits et de légumes. Ils découvriront aussi une ville en plein essor, dotée d’un aéroport et d'installations hôtelières ultramodernes, de bâtiments publics dignes d'une capitale régionale, d'un hôpital pourvu de tous les équipements nécessaires pour protéger la population du mauvais sort, d'installations sportives du haut niveau, d'un port fluvial qui ne cesse de s'étendre, d'installations industrielles - laiterie, abattoir, eau minérale ... – et d'un musée unique au monde consacré à la danse initiatique kiebe-kiebe.

Si nous évoquons ici la transformation de cette partie du Congo, ce n'est pas pour cirer, comme on dit, les bottes du chef de l'Etat, mais parce que ce qui s'y passe actuellement permet de mesurer par avance l'ampleur de la révolution que connaîtra très certainement l’ensemble de notre pays dans les années à venir. Si, en effet, tous les départements s'engagent sur la voie du modernisme, de la mise en valeur de leurs terres et de leurs eaux et mettent en place simultanément les écoles qui permettront de former les nouvelles générations aux techniques modernes comme l'ont fait Ollombo et Oyo ces dernières années, il s'imposera à coup sûr comme un modèle pour les nombreux, très nombreux pays en quête d'émergence économique et de progrès social.

Soit dit en passant, c'est ainsi et pas autrement que nous parviendrons à desserrer l'étau pétrolier qui nous a rendu totalement dépendant du marché mondial. 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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