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Samedi 15 Décembre 2018 - 18:49

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S’il est vrai que la COP 21, qui s’était tenue à Paris en 2015, restera dans la mémoire des hommes comme un pas important sur la voie de la protection de la nature, la COP 24 qui vient de s’achever à Katowice marquera, elle, l’incapacité de leurs gouvernants à traduire en actes concrets les bonnes intentions qu’ils affichent dans leurs discours. Pire encore, elle pourrait bien confirmer le retour en arrière que tous les peuples de la Terre redoutent mais que plusieurs de ces dirigeants, à commencer par le président des Etats-Unis, Donald Trump, s’emploient à organiser au risque d’accélérer le dérèglement climatique dont le pire pourrait surgir à brève échéance.

Ce qui s’est passé la semaine dernière, lors de l’édition 2018 de la Conférence sur le climat, n’a en vérité rien de surprenant dans la mesure où les grandes puissances industrielles de l’hémisphère nord, à quelques exceptions près, n’ont toujours pas pris la mesure, ou voulu prendre la mesure des dangers que leur suractivité, leur appétit de richesse, leur inconscience égoïste font courir à l’espèce humaine. Dès lors, en effet, que la protection de la nature menacerait à court ou moyen terme leur quête du confort et surtout leur prééminence dans la gestion de la planète, ces mêmes puissances ne peuvent que s’opposer à la régulation globale qui seule permettra de lutter contre l’élévation des températures sur les cinq continents, avec toutes les conséquences dramatiques que ce déni comporte.

Dans un tel contexte et même si certaines nations riches se montrent plus conscientes du danger que les autres ainsi qu’on l’a vu à Katowice, la véritable lutte contre le dérèglement climatique ne peut venir que du Sud, du grand Sud, c’est-à-dire en particulier de chez nous, les Africains. Et cela montre à quel point il est important de concrétiser le plus rapidement possible les grands projets tels que celui du Fonds bleu pour le Bassin du Congo qui  joueront  un rôle décisif dans la protection de la nature menacée par l’inconscience des nations riches.

Est-il absurde d’imaginer, dans un tel contexte, que se tienne prochainement à Brazzaville, la capitale de ce Fonds bleu,  une COP 24 bis qui réunisse les  peuples du Sud et qui marque de façon claire leur engagement dans la bataille que les Grands de ce monde refusent de mener même s’ils affirment le contraire la main sur le cœur ?

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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