2019 : la diaspora au féminin

Lundi 30 Décembre 2019 - 11:15

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Sillonner, en 2019, les actions de la diaspora, c’est recenser les multiples implications des hommes et des femmes dont les bienfaits sont destinatinés à leur pays d’origine. Vu leurs capacités de fédérer, cinq Congolaises en résidence en France ont marqué l’actualité de la diaspora et comptent poursuivre avec le même élan en 2020. La rédaction des Dépêches de Brazzaville / Le Courrier de Kinshasa revient sur leur mini-rétrospective.

Dominique Tchimbakala, Journaliste à TV5 Monde, présidente des anciens élèves des lycées français du mondeDominique Tchimbakala, journaliste à TV5 Monde, présidente des anciens élèves des lycées français du monde

Cette franco-congolaise est une ancienne élève du lycée français de Brazzaville. Elle préside l’Association des anciens élèves des lycées français du monde, en sigle l’Union-ALFM, qui, suivant ses statuts, est une communauté d’entraide structurée avec l’ambition de porter la voix et l’exigence du modèle d’éducation à la française.

Bien que tous les inscrits sur la plateforme ne soient pas membres de l’association, elle a développé les synergies pour pouvoir toucher, fédérer, le plus possible de personnes. Une communauté d’anciens élèves des lycées français du monde peut être estimée à plus de 600 000 personnes à travers le monde. « Il faudrait que n’importe quel ancien élève, qu’il vienne de Bogota en Colombie, du Vanuatu, qu’il aille à Prague ou en Australie, puisse être accueilli par d’autres anciens. Nous pouvons représenter une communauté d’entraide ; ce serait dommage de s’en priver ! », confiait-elle à la presse.

A ce titre, l’Union-ALFM a organisé la 1ère édition du Forum professionnel - les alumni rencontrent les entreprises - le 22 novembre 2019 au Studio Cyclone 1, à Paris (75013). En première ligne, l’association a disposé, à cette occasion, d’un plein après-midi de rencontres, d’échanges, de sessions de recrutements et de conseils. Cet événement visait à mettre en réseau les anciens élèves des établissements français de l’étranger avec une quinzaine d’entreprises françaises et internationales à fort potentiel économique et humain.

Pour cette 1ère édition, un espace Cap sur l'Afrique a permis aux 200 participants attendus de bénéficier d'informations qualifiées concernant la scolarité, l'installation administrative et juridique en Afrique ainsi que les opportunités professionnelles présentes sur ce continent.

Florelle Manda, journaliste, membre du Conseil présidentiel en FranceFlorelle Manda, journaliste, membre du Conseil présidentiel en France

En juillet 2019, la journaliste de père congolais et mère métisse franco-sénégalaise avait rejoint le Conseil présidentiel pour l’Afrique, en sigle CPA, mis en place officiellement, le 29 août 2017, par le président de la France, Emmanuel Macron.

Parmi les sept femmes du CPA figure la Franco-congolaise Florelle Manda. Cinq hommes complètent cette équipe. Ainsi rassemblés, tous incarnent, avec la diversité de leur parcours, le nouveau visage de la relation entre l’Afrique et la France.

A l’orée de la Saison Africa 2020 en France, dédiée aux 54 États du continent africain, Florelle Manda mettra à profit ses liens avec la jeunesse, notamment avec les représentants de la jeunesse afro-caribéenne.

Cette saison est conçue autour des grands défis du 21ème siècle. Elle présentera, selon les initiateurs, les points de vue de la société civile africaine du continent et de sa diaspora récente. Africa 2020 sera la caisse de résonance de ces agents du changement qui impactent les sociétés contemporaines, apprend-on.

Vanessa Claude Mavila, Présidente Fondation Akwa Eboko VillageVenicia Guinot, rédactrice en chef et cheffe de la direction de Tropics Magazine,

Courant 2019, la journaliste congolaise du principal magazine bilingue (anglais et français) et mondial des affaires, de la mode et du style de vie en Afrique, avait reçu le Prix British awards for african development (BRAAD), dans la catégorie Meilleur développement social et entrepreneur média de l'année, à l’issue de la Conférence africaine sur les technologies perturbatrices.

La remise de cette distinction, attribuée lors de la rencontre internationale à Londres, du 23 au 24 octobre, s’était déroulée selon trois étapes : une première conférence parlementaire aux chambres du parlement du Royaume-Uni ; une deuxième, principale, à l'Hôtel Sheraton Grand Mayfair de Londres et une troisième s'étant terminée dans la soirée avec la cérémonie de remise des prix BRAAD 2019.

Pour Venicia Guinot, c’était son sixième prix obtenu en tant qu'entrepreneure des médias et cheffe d'entreprise africaine de premier plan. En dehors de la journaliste, plusieurs lauréats avaient été distingués : catégories nationales, le chef d'entreprise africain de l'année, l'entrepreneur africain de l'année, la meilleure technologie africaine perturbatrice de l'année, la société de l'année, la meilleure société d'investissement orientée vers l'Afrique de l’année. A chaque distinction, elle fait sien le concept « l’art de la réussite qui consiste à savoir s’entourer des meilleurs ».

Vanessa Claude Mavila, présidente de la Fondation Akwa Eboko Village

Sa fondation figure, à la fois dans le cadre des start-ups de la nouvelle génération d'entreprises innovantes, et de la société civile susceptible de prendre part à la révolution verte.

Son projet est destiné aux localités de Makoua-Ouesso, près de Boya, afin de contribuer à la promotion de l’écotourisme avec un projet intitulé « Eco Akwa Eboko village ». 

Grâce à ce projet initial, elle est devenue membre du Forum Crans Montana. C’est au sein de ce forum, après sa sélection en 2018 en tant que membre de la communauté des nouveaux leaders de demain, qu’elle a été à nouveau distinguée, pour ses valeurs universelles, « African woman young leader » en 2019 à Bruxelles.

La distinction de Vanessa Claude Mavila lui a été attribuée à l’issue de la session du Forum des femmes africaines qui s’est tenue à Bruxelles, chef-lieu du royaume de Belgique, du 14 au 16 novembre 2019. Ce programme spécial était consacré à la reconnaissance des femmes rurales en Afrique et à leur rôle stratégique pour relever les défis de développement du secteur agroalimentaire sur le continent.

Agnès Ounounou, présidente de l’association Diaspora Congo Brazzaville, en sigle DCB

Depuis février 2012, elle s’évertue, à chacune de ses initiatives, à trouver le moyen de structurer la communauté congolaise dispersée en mettant en place une cartographie géographique et socio-professionnelle.

En 2019, Agnès Ounounou s’est vu remettre, en l’espace d’une semaine courant juillet, en premier lieu un Prix en Suisse puis un autre au Sénégal. Des récompenses qui ont couronné ses actions menées pour créer, entretenir et renforcer les liens de solidarité et de fraternité entre ses compatriotes de la diaspora en mettant en place « La Caravane des Voix de la Diaspora ».

Agnès Ounounou, présidente de l’association Diaspora Congo Brazzaville, en sigle DCBA propos des prix, celui de Suisse a élevé la Congolaise au rang de diplômée au mérite « Maman Diaspora ». Ce « prix de la grande dame », décerné par le Lobbying noir, stipule les instructions suivantes : « Pour avoir posé des actions sociales et humanitaires envers sa communauté par sa patience, son dévouement et son grand amour ».

En prévision de la poursuite du périple de « La Caravane des Voix de la Diaspora », la présidente de DCB a adressé un message en exprimant sa fierté de savoir : « qu’au-delà de nos frontières, même dans les coins les plus reculés, plusieurs de nos compatriotes se distinguent par leurs actions et activités qui contribuent favorablement au PIB des pays d’accueil mais aussi au rayonnement de notre culture ».

Et de constater que : « Si notre diaspora fait partie des plus anciennes à migrer hors de son terroir, elle peine quand même à mieux s’organiser et à s’engager dans une politique de retour, ceci étant dû à la complexité des situations individuelles et à l’absence des politiques incitatives à une réinstallation ».

« Que cette nouvelle année soit, à la fois, la plus pleine que possible pour chacun de vous et sur tous les plans de vos vies, et soit remplie de tolérance les uns envers les autres ! »

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Dominique Tchimbakala, Journaliste à TV5 Monde, présidente des anciens élèves des lycées français du monde Photo 2 : Florelle Manda, journaliste, membre du Conseil présidentiel en France Photo 3 : Venicia Guinot, rédactrice en chef et cheffe de la direction de Tropics Magazine, Photo 4 : Vanessa Claude Mavila, Présidente Fondation Akwa Eboko Village Photo 4 : Agnès Ounounou, présidente de l’association Diaspora Congo Brazzaville, en sigle DCB

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