![]() 7e art : "Cœur d’Afrique" en avant-première au ShowbuzzJeudi 13 Février 2020 - 22:56 La projection du long métrage, ce 15 février à 18h00, a été annoncée à la conférence de presse tenue le jeudi 13 février à l’Académie des beaux-arts par son réalisateur, Tshoper Kabambi, en présence Moyindo Mpongo, qui campe le rôle de Gabriel Ngandu, un des personnages principaux, et Elbas Manuana, alias Mwabila.
Film en lingala et anglais et sous-titré en version française et anglaise, Cœur d’Afrique semble avoir un bon succès dans sa version anglaise Heart of Africa. Ce qui lui a permis d’ailleurs d’être déjà programmé dans vingt et une salles au Nigéria, en attendant une programmation en Afrique du Sud. A moins de quarante-huit heures de l’avant-première, Tshoper Kabambi a brièvement exposé les contours du film qui est une coproduction américaine. En effet, le directeur général de Bimpa Production a souligné que Congo Rising corporation, fondation que préside l’écrivaine Margaret Blair Young est coproductrice de son film. Ainsi l’on sait d’ores et déjà que la sortie en salle de Heart of Africa aura lieu le 13 mars aux Etats-Unis. Le tournage de Cœur d’Afrique ou Heart of Africa, un drame de 90 minutes, a été aux yeux de son réalisateur « une expérience magnifique ». De prime abord, a souligné Tshoper Kabambi, « j’ai eu à travailler avec une équipe entièrement congolaise. Tout le monde dans ce film était Congolais à l’exception de trois acteurs américains dont l’un, Brandon Ray Olive, qui a joué comme co-star à côté de Moyindo Mpongo. C’est le seul à avoir eu un rôle important dans Cœur d’Afrique, les autres n’ont fait que de la figuration ». Par ailleurs, il a dit sa fierté d’avoir réussi « à faire tenir le film par les Congolais ». De préciser : « même dans le jeu, les grands rôles ont été joués par eux, en l’occurrence Moyindo Mpongo qui porte l’histoire. Je tiens pour une chance d’avoir travaillé avec lui. J’ai apprécié la prestation de mon maître, Elbas Manuana qui m’a pris sous son aile à mon entrée dans le monde du cinéma. Il m’a appris l’abécédaire, les bases du métier que je pratique ». Soutenir le cinéma congolais Dans les détours de la conférence de presse Tshoper Kabambi a fait un appel à la solidarité congolaise, quitte à œuvrer ensemble avec détermination pour la promotion du 7e art congolais. « De manière générale, le milieu artistique fonctionne avec des petits budgets, des financements étrangers. En contrepartie, l’on vous exige de faire les choses à leur manière, selon leurs préférences. Dans la plupart des cas, les Européens présentent une Afrique misérabiliste. Ceux qui viennent faire des films chez nous se basent sur des clichés », s’est-il insurgé. Le jeune réalisateur a dit son ras-le-bol contre cette manière de faire : « Ce n’est pas intéressant d’avoir tout le temps des films basés sur ces clichés de l’Afrique que l’on met dans un bloc. Or, le Congo n’est pas le Mali, ni le Burkina. Il est pourtant fréquent d’entendre un Français ou un Belge parler de l’Afrique comme s’il s’agissait d’un même pays aux réalités identiques. Nous en avons marre ! J’en ai marre, en tant que réalisateur, de voir des images très dégradantes de nos populations ».
Nioni Masela Légendes et crédits photo :Photo 1 : "Cœur d’Afrique" en avant-première au Showbuzz
Photo 2 : Le prix du mérite gagné par Tshoper Kabambi pour "Heart of Africa" (Cœur d’Afrique)
Photo 3 : Un aperçu de la conférence de presse à l’Académie des beaux-arts
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