Académie militaire : l’Ecole génie travaux mise sur les nouvelles filières pour densifier sa pédagogie

Mardi 15 Octobre 2019 - 15:00

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

L’établissement public à caractère administratif de formation professionnelle a organisé, le 12 octobre à Brazzaville, une journée portes ouvertes à la faveur de ses dix ans d’existence. L'accent a été mis sur la formation des cadres africains.

L’école Génie travaux s’appuiera sur ses partenaires techniques ainsi que financiers afin de développer son programme pédagogique. Elle veut ainsi densifier ses formations en intégrant les filières portant sur l’eau en général, le génie rural, la gestion des personnes déplacées et les réfugiés ainsi que sur la dépollution humanitaire.       

« L’école poursuit sa marche, fidèlement à sa vocation originelle, celle qui consiste à former des cadres africains, militaires et civils, femmes et hommes, aux métiers du génie travaux et dans une perspective humanitaire », a déclaré le colonel Patrick Serge Clotaire Immath Mouyoki, directeur général de l’Ecole génie travaux (EGT).

En dix années d’existence, l’établissement compte plus de seize stages actuellement. Il a créé et mis en place un cours de perfectionnement des officiers subalternes. « L’école est et demeure une école nationale à vocation régionale qui rayonne au cœur de l’Afrique, rayonnement nourri par les nombreux témoignages que nous recevons de nos anciens stagiaires internationaux engagés dans les opérations de soutien à la paix des Nations unies ou œuvrant inlassablement pour le développement de leurs pays respectifs », explique le directeur général de l’EGT.

Cet établissement a déjà formé plus de deux mille stagiaires venant du Congo, des Comores, du Bénin, du Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée Conakry, Madagascar, Mauritanie, Mali, Niger, Centrafrique, Sénégal, Tchad et du Togo.  Depuis 2013, il continue de former des cadres devant être employés au sein de la force africaine en attente.

Témoignages, projection vidéos, interviews de différents cadres, visites guidées des compartiments, expositions photographiques et explications de repères historiques ont été aussi les moments forts qui ont marqué la journée portes ouvertes de cette école, un établissement public à caractère administratif de formation professionnelle, doté de la personnalité morale.

Diplomates, ministres, officiers de haut rang à l’armée, journalistes et autres personnes invitées ont été impressionnés au terme de la visite des différents stands et compartiments de cette école. « L’Ecole génie travaux est créée par la volonté de deux chefs d’Etat, Denis Sassou N’Guesso et Jacques Chirac. Elle est au service des élèves nationaux et ceux de dix-sept pays de la sous-région. Nous sommes tous contents de sa montée en puissance et allons continuer notre soutien, espérant que d’autres partenaires viendront lui donner plus de dimension », a déclaré François Barateau, ambassadeur de France au Congo.   

Pour sa part, le ministre Émile Ouosso, en charge de l'Équipement et de l'entretien routier, a indiqué : « L’unité de génie civil de l’armée doit se développer vite pour intervenir dans le domaine des travaux publics. Nous allons faire le point de ce dossier avec le ministre de la Défense et le chef d’état-major ».

Outre les enseignements pratiques et techniques dispensés, l’EGT crée encore des partenariats avec les administrations publiques pour perfectionner davantage son potentiel. « Nous avons le devoir d'être ici pour soutenir le corps enseignant, le ministère de la Défense nationale et la modernisation de cette école. Nous allons signer une nouvelle convention qui consisterait à envoyer nos meilleurs bacheliers aux stages d’imprégnation pour que la rupture qui existe entre la formation et l’emploi soit comblée par les stages pratiques à l’Ecole génie travaux », a promis, de son côté, le ministre Antoine Nicéphore Thomas Fylla de Saint Eudes, de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi.  

Enfin, le ministre des Zones économiques spéciales, Gilbert Mokoki, a expliqué à la presse les attentes pour les stagiaires du département dont il a la charge : « Nous aurons besoin des ouvriers qualifiés : les conducteurs d’engins, les maçons, les menuisiers et autres. Cette école va participer à la formation des ouvriers qui seront envoyés dans les zones économiques spéciales ».

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

1-Les officiels suivant les explications d'un dirigeant de l'établissement/Adiac 2-Une brève démonstration d'utilisation du matériel/Adiac

Notification: 

Non