Affaires : le Congo renoue avec les investisseurs étrangers

Lundi 30 Décembre 2019 - 10:40

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Le cinquième Forum Investir en Afrique organisé à Brazzaville, du 10 au 12 septembre dernier, a consacré le retour des investissements étrangers dans le pays après quatre années de disette. La présence de six chefs d’État africains aux côtés de leur homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, renseignait sur la portée symbolique de l’évènement et la volonté politique de relancer l’économie nationale.

Le principal enjeu du forum initié par le gouvernement, la Chine et la Banque mondiale était de présenter les opportunités économiques du pays et du continent, conformément au thème de la cinquième édition : « Tirer parti des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création d’emplois dans les économies africaines ».

À cet effet, le partenariat public-privé a été choisi comme l’une des solutions censées accélérer la diversification économique, la construction des infrastructures et le développement du numérique. Un choix insuffisant aux yeux du président Denis Sassou N'Guesso, qui a insisté sur la nécessité d’améliorer le climat des affaires.

Parmi les interlocuteurs attendus, le chef de l’État ciblait les entreprises chinoises et les plates-formes d’alliance avec lesquelles il espère un partenariat gagnant-gagnant. « En accueillant ce forum, Brazzaville se trouve au cœur d’une initiative qui redonne du sens et du contenu à la coopération sino-africaine. De nombreux chantiers ont pu être réalisés au Congo ces dernières années, grâce au partenariat avec la Chine et ses investisseurs privés. C’est le cas de la zone industrielle de Maloukou, à 60 km de Brazzaville, l’Université de Kintele et le projet des zones économiques spéciales », a-t- il rappelé.

De nombreux contrats signés  

C’est l’un des succès du forum de Brazzaville : la conclusion d’un accord de partenariat entre la société congolaise Eco-Oil énergie et la chinoise Camaco, dont le montant frôle la centaine de milliards de francs CFA. Le document approuvé par le PDG Eco-Oil, Claude Wilfried Etoka, et le représentant de Camaco M. Zang vise à favoriser la mécanisation de l’agriculture au Congo.

Les deux parties prévoient d’installer une usine de montage des équipements agricoles dans la zone industrielle de Maloukou. La capacité de production est estimée à 3 000 tracteurs par an. Elle devra atteindre 9 000 tracteurs par an si l’on fait travailler trois équipes.

Dans le même ordre d’idée, l’on a noté l’installation d’un nouvel acteur du numérique, la start-up Icubefarm. L’entreprise et sa fondatrice, Yolanda Asumu, proposent en ligne des formations et des offres d’emploi aux jeunes africains.

Visite d’une cinquantaine d’investisseurs belges

Quatre semaines après le Forum investir en Afrique, des hommes d’affaires du Royaume de Belgique ont séjourné à Pointe-Noire et Brazzaville en octobre. Ces opérateurs économiques évoluent dans des secteurs porteurs de développement tels que l’agro-alimentaire, les infrastructures, les mines et l’énergie.

En clair, les relations économiques et commerciales entre la Belgique et le Congo pèsent deux cents millions d’euros par an, soit cent cinquante millions pour l’exportation des biens de la Belgique vers le Congo et cinquante millions pour l’exportation des marchandises du Congo vers la Belgique. Un déséquilibre que les deux parties ont promis de redresser au cours des prochaines années.

Si du côté congolais, le discours plaide en faveur des échanges d’expériences entre les opérateurs économiques locaux et leurs homologues belges, les Européens réclament une amélioration du climat des affaires dans le pays, en référence aux exigences de Doing business, le baromètre de la Banque mondiale.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

1- Les officiels lors de l'ouverture du Forum Investir en Afrique 2- Des contrats signés en marge du forum

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