Afrique: les experts de la CEEAC renforcent leur capacité sur le processus PIDA2

Mercredi 26 Février 2020 - 18:32

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La capitale gabonaise accueille du 25 au 27 février un atelier régional de renforcement des capacités sur le processus et les outils de sélection des projets de la deuxième phase du Programme de développement des infrastructures de l’Afrique (PIDA2, 2021-2030).

 

La rencontre de Libreville a pour objectif, entre autres, de donner aux experts des Etats membres de la CEEAC des rudiments nécessaires sur le processus et les outils de sélection des projets du Plan prioritaire 2 en vue de leur permettre de prioriser une dizaine de projets susceptibles de dynamiser l’économie des pays de la sous-région par l’augmentation des échanges commerciaux entre eux, et surtout d'améliorer l’efficacité de la chaîne logistique des transports et réduire les coûts d’acheminement des produits transportés afin d’accroître leur degré de compétitivité sur le marché local et international.

Pour la secrétaire générale du ministère gabonais des Transports, de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Habitat du Gabon, « il est nécessaire que les différentes équipes nationales du PIDA se retrouvent et communiquent régulièrement sur les projets prioritaires de la sous-région en ayant à l’esprit les avantages de l’approche de corridor intégré ».

« Notre vision commune doit aller vers la promotion d’une approche intégrée multisectorielle orientée vers l’emploi, le genre et l’environnement », a conclu Juliette Corine Skitt.

La représentante de la Commission de l’Union africaine a déclaré que cet atelier de formation sur le processus de sélection des projets « s’inscrit dans la vision à long terme de l’Union Africaine, à savoir une vision qui répond à une volonté panafricaine d’union, de progrès et de prospérité collective ».

Elle estime, par ailleurs, que le succès des différents projets de développement échafaudés en Afrique passe avant tout par le développement des infrastructures.

« Avec la création en 2012 de la zone de libre-échange continentale (ZLEC) et son entrée en vigueur en juillet 2019, il est plus que jamais nécessaire de renforcer le développement d’une infrastructure économiquement viable et techniquement durable afin de promouvoir la mise en application de cette zone de libre-échange et assurer ainsi la relance du commerce intra-africain », a-t-elle précisé.

Dans son discours d’ouverture, le représentant du secrétaire général de la CEEAC, Guichard Tsangou, s’est appesanti aussi sur l’importance que revêtent les infrastructures dans l’essor économique d’un Etat ou d’une région.

Ensuite, il a énuméré les projets d’infrastructure conduits par la CEEAC et qui sont arrivés à maturité comme : le projet de construction du Pont route rail Brazzaville-Kinshasa et le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Illebo, les axes Ouesso-Sangmélima, Kribi-Bata, etc. sans oublier la gestion des ressources transfrontières en eau, la mise en place d’un marché régional de l’électricité, les chantiers sur la mise en œuvre du Plan d’Action Consensuel de Déploiement des Infrastructures de Communication Electronique de l’Afrique centrale (PACDICE-AC) et la lutte contre la cyber criminalité.

Enfin, le représentant du secrétaire général de la CEEAC a formulé le vœu que durant la deuxième phase, les projets soient sélectionnés dans « l’approche de bas en haut afin de garantir d’une part, la prise en compte des projets de notre espace communautaire dans la mise en œuvre du programme PIDA et, d’autre part, l’appropriation de ces projets par nos Etats membres ».

Le PIDA dans sa deuxième phase vise à l’horizon 2030 à désenclaver les régions rurales et reculées grâce à des services d'infrastructure intégrés. Cette vision consiste à mettre au point une approche stratégique de haut niveau visant à mettre en œuvre de manière efficiente des infrastructures et services intégrés et durables dans les régions rurales et reculées du continent, autrement dit, une stratégie d’accès universel aux infrastructures économiques. Tous les orateurs ont émis le vœu que l’Atelier accouche de bonnes délibérations.

 

Yvette Reine Nzaba

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