Agriculture : l’augmentation de la production nationale demande un peu de temps

Vendredi 17 Janvier 2020 - 13:35

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De nombreux projets ruraux ont été lancés ces dernières années au Congo. Mais  leurs impacts réels se font attendre dans les marchés. Du côté des autorités, l’on estime que les conditions sont réunies pour redynamiser le monde rural et accroître la production locale à partir de cette année.

L’année écoulée est marquée par la création de deux entités majeures dédiées à l’encadrement des producteurs, à savoir l’agence pour le développement de l’agriculture et de l’élevage et celle de la pêche et l’aquaculture. D’après le directeur général de l’Agriculture, Bienvenu Ntsouanva, l’un des investissements publics récents dans ce domaine consiste à l’adoption du cadre juridique et institutionnel censé poser les bases d’un développement agricole durable.

En effet, le secteur agricole figure parmi les priorités du gouvernement et de son programme de diversification de l’économie. L’exécutif a promis y apporter de moyens tels que les pistes rurales, l’électrification des bassins agricoles, les intrants, les mécanismes de contrôle de la qualité, les moyens pour éviter les pertes post-récoltes, l’irrigation dans les zones arides. « Le ministre d’État, Henri Djombo, y accorde beaucoup d’intérêts. En tant qu’institution publique, nous jouons le rôle de catalyseur », a assuré Bienvenu Ntsouanva.

Il a aussi indiqué que l’État a affecté des milliers d’hectares de terre à des sociétés agroindustrielles qui ont voulu s’installer dans le pays. C’est le cas de la société Cofcao qui a obtenu dix mille hectares de terre, l’autre société agro-ressources spécialisée dans la production du riz a bénéficié de quatre mille hectares à Louvakou, puis vingt-deux mille hectares supplémentaires. « Ces agroindustriels se déploient progressivement sur le terrain », a confié le commis de l’État.

L’année écoulée est tout de même marquée par une forte mobilisation auprès des partenaires au développement. La Banque africaine de développement veut conclure, dès cette année, un projet en faveur de la filière cacao et les activités maraîchères, à hauteur de soixante-quatre milliards de francs ; le Fonds international de développement agricole a accordé une enveloppe de quatre milliards de francs en appui à l’entrepreneuriat privé dans le secteur agricole.

L’exécutif mise sur le Projet de développement de l’agriculture commerciale, qu’il cofinance avec la Banque mondiale à hauteur de soixante millions de dollars. Des efforts sont en train d’être faits, à en croire le directeur général de l’Agriculture, pour rendre les impacts du projet plus visibles et durables. 

 

Fiacre Kombo

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