Autonomisation de la femme en Afrique : Fatim Sylla joue sa partition

Vendredi 7 Août 2020 - 14:22

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Le leadership féminin ne cesse d’apporter sa touche dans l’émergence de nos sociétés. De plus en plus de femmes révèlent leurs talents et savoir-faire dans différents secteurs de la vie. Fatim Sylla, l’une d’elles, œuvre dans l’éducation et la communication sociale. Nous l’avons rencontrée.

Les Dépêches du Bassin du Congo (L.D.B.C) : Pouvez-vous nous dire un peu plus sur vous ?

Fatim Sylla (FS) : Je suis Fatim Sylla, ingénieure en marketing, rédactrice Web, passionnée de digital et de questions humanitaires. Je suis également blogueuse et j’aborde des thématiques ayant trait aux droits des femmes, aux violences conjugales ainsi qu'à l'autonomisation de la femme dans nos pays africains. Et c'est à cet effet que je mets constamment en relief le parcours des femmes battantes, entreprenantes et inspirantes afin de motiver et booster toute la gent féminine d'ici et d'ailleurs.

En marge de tous mes combats pour la liberté et le respect des droits de la Femme, l'éducation des jeunes en général et de la jeune fille en particulier m'a toujours intéressée. Ainsi, j'ai créé l'Association Allô bénévole pour sensibiliser les jeunes sur tout ce qui est du domaine de la santé sexuelle reproductive. Dans mes actions de terrain, je parle aux jeunes filles, sans tabou, à travers des conférences et des causeries-débats sur les moyens de contraception, les menstruations et tout autre sujet ayant un lien avec la sexualité juvénile. Depuis près de 2 ans maintenant, je bosse pour le média d'actualité ivoirien Pepesoupe, où j'occupe en ce moment le poste de responsable projet. Ce média m'a ouvert ses portes dès sa création et, depuis, je ne cesse d’aller de l’avant au sein d’une équipe toujours motivée.

L.D.B.C : Quelle est la ligne éditoriale de Pepesoupe?

F.S : Pepesoupe est la propriété de la société CDML (Communication digitale et média en ligne). C'est un média digital indépendant né en 2018 et qui offre un traitement alternatif de l'actualité nationale par la prise en compte exclusive d'informations de proximité. L'idée de base est de traiter de l'information qui concerne l'Ivoirien lambda, "les petites gens". Ce média, par sa ligne éditoriale, a changé de style communicationnel en se démarquant des sujets politiques, sujets à grande échelle ou des peoples. Pepesoupe traite uniquement la micro-actualité, c'est-à-dire les sujets à impact local : fêtes de quartiers ou de villages, petits commerces et secteur informel, activités sportives locales, expériences consommateurs, religions ou cultes traditionnels, faits divers...

L.D.B.C : Parlez-nous un peu de vos réalisations. Quel a été votre apport dans cette entreprise ?

F.S : J’ai été la première femme à rejoindre l'équipe de rédacteurs. A l’époque, je me souviens que nous n’avions pas encore de site internet et nos actions étaient portées sur la page Facebook. Depuis ce temps, j'ai occupé successivement les fonctions de community manager, de rédactrice, ensuite de digital manager, pour enfin devenir responsable projet. Je dirai que je fais partie des personnes qui ont vu Pepesoupe faire ses premiers pas et participé à son équilibre. Depuis deux mois maintenant, sous ma supervision, nous avons initié le projet #monpresident2020 centré sur l'élection présidentielle d'octobre 2020. Il donne la parole à tous les citoyens afin qu’ils expriment ce qu'ils attendent du futur président.

L.D.B.C : Blogueuse, entrepreneure sociale, rédactrice, chef de projet, président d'ONG, dites-nous comment vous arrivez à concilier tout ça ?

F.S : Oh ! tout se passe à merveille, croyez-moi.  L'écriture est une passion pour moi. Donc, je ne la vois pas comme une corvée. Le blog et les actions sociales font partie de mon quotidien. C'est toujours un plaisir de me rendre utile auprès des autres, surtout auprès de cette jeunesse qui a moins en moins de repères et qui ne demande qu'à être orientée.

 

Aubin Banzouzi

Légendes et crédits photo : 

Fatim Sylla

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