Basketball Africa League : Alphonse Bilé prophétise le succès de la première édition

Mardi 7 Juillet 2020 - 17:07

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Au cours d’un entretien accordé récemment au « BAL Hang Time », le directeur exécutif de FIBA Afrique a manifesté son optimisme quant à la saison inaugurale de la Basketball Africa League (BAL), repoussée à cause de la pandémie de Covid-19.

Il se dit, en effet, convaincu que cette compétition transformera le paysage du basket africain, même si la date de son lancement doit encore être confirmée. « J'y crois vraiment, car la NBA a choisi de s'impliquer. Je pense que le basket africain prendra son envol », commente Bilé. Cette déclaration fait suite aux propos d'Anibal Manave, président de FIBA Afrique et président du comité de la BAL, qui invitait les parties prenantes du basket africain à rester positives concernant le lancement cette année de la BAL.

« La BAL est le fruit d'un partenariat entre la FIBA et la NBA. Son objectif est de stimuler la pratique du basket en Afrique, et ce à tous les différents niveaux. Pour être honnête, c'est un sacré défi. Nous sommes là pour démontrer notre talent, nos capacités. Mais nous ne voulons pas décevoir »,  explique Alphonse Bilé.

Six clubs représentant six pays africains ont obtenu leur place dans cette compétition très attendue à l'issue de playoffs disputés plus tôt cette année. Trente-deux clubs des quatre coins de l'Afrique ont en effet participé durant trois mois à une phase qualificative pour rejoindre les six déjà automatiquement qualifiés afin de venir compléter le tableau à douze clubs de la BAL. Des représentants du Cameroun (FAP), du Mali (AS Police), de Madagascar (GNBC), du Rwanda (Patriots), du Mozambique (Ferroviario de Maputo) et d'Algérie (GS Pétroliers) ont ainsi rejoint les clubs issus des nations suivantes : Nigeria (Rivers Hoopers), Angola (Petro de Luanda), Sénégal (AS Douanes), Égypte (Zamalek), Maroc (AS Salé) et Tunisie (Monastir).

« L'Afrique regorge de talents. Ce dont nous avons besoin, ce sont des infrastructures, des forces humaines et des ressources. Si nous nous professionnalisons, les clubs deviendront des structures plus fiables et indépendantes, de sorte que le basket pourra se développer plus vite dans chaque pays, même si ce dernier ne compte qu'un seul représentant en BAL. Concrètement, dans quelques années, je vois la BAL être la compétition la plus relevée d'Afrique, tous sports confondus », ajoute-t-il.

Il admet toutefois qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir même si le basket africain est sur le point de gagner ses lettres de noblesse à l'échelle internationale, « mais ça ne suffit pas, nous avons besoin de leaders », conclut-il.

 

Rude Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Alphonse Billé/ DR

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