Brésil : Lula da Silva mis en accusation dans une nouvelle affaire

Mercredi 28 Novembre 2018 - 11:37

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Alors qu’il purge une peine de douze ans et un mois de réclusion, l’ancien président brésilien a également été  accusé, le 26 novembre, pour blanchiment d’argent au cours de transactions avec la Guinée équatoriale.

Le parquet a expliqué,  dans un communiqué, qu' « en utilisant son prestige international, Lula a influé sur les décisions du président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, obtenant ainsi le développement des affaires du groupe brésilien ARG (un groupe de BTP, ndlr) dans ce pays africain ».

En échange, l’ex-président de gauche (2003-2010) aurait reçu un million de réais (environ 227 000 euros au taux de change actuel) de pots-de-vin sous forme de dons à l’Institut Lula, de septembre 2011 à juin 2012.

Ces accusations ont été rejetées en bloc par l’institut en question, indiquant que « Tous les dons reçus par l’Institut Lula sont légaux, dûment déclarés (…) et utilisés pour les activités de l’institut, sans aucune contrepartie ».

D’après le parquet, un cadre d’ARG « a demandé à l’ex-président de jouer les intermédiaires » avec le chef de l’Etat, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour que cette entreprise puisse poursuivre ses activités dans son pays, notamment la construction de routes.

Incarcéré depuis avril à Curitiba (sud), Lula da Silva purge une peine de douze ans et un mois de réclusion pour corruption et blanchiment d’argent. Il est accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d’une autre société de BTP, en échange de faveurs pour l’obtention de marchés publics.

Lula, 73 ans, également mis en cause dans cinq autres dossiers, a toujours clamé son innocence dans l’ensemble de ces affaires.

Le 23 novembre, il a été inculpé d’appartenance à une organisation criminelle, au même titre que d’autres hauts dirigeants du Parti des travailleurs, dont l’ex-présidente Dilma Rousseff, qui lui a succédé en 2011 et a été destituée cinq ans plus tard.

L’ex-président est accusé d’avoir été le chef de file de cette organisation qui aurait orchestré un vaste réseau de détournements de fonds de la compagnie pétrolière d’Etat Petrobras. Ses avocats ont affirmé que la mise en accusation du 26 novembre s’inscrivait dans « la continuité de persécutions politiques sans précédent » dont Lula serait la victime.

Yvette Reine Nzaba

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