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Lundi 12 Mars 2018 - 15:57

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Afrique du Sud

Le président sud-africain et dirigeant de l'ANC au pouvoir, Cyril Ramaphosa, a mené, le 11 mars, une offensive de charme à l'égard de l'opposant radical, Julius Malema, pour le convaincre de réintégrer le parti dont il avait été exclu en 2012. Après son exclusion du Congrès national africain (ANC), il crée les Combattants pour la liberté économie (EFF), désormais troisième en nombre de députés à l’Assemblée nationale. Devenu le chef de l'opposition de gauche radicale, Julius Malema a affiché ses ambitions présidentielles. Pendant des années, les EFF ont vivement critiqué l'ancien président Jacob Zuma et son gouvernement, accusés d'incompétence et de corruption. Julius Malema a pour sa part exclu jusqu'à présent de réintégrer l'ANC dont il avait dirigé le puissant mouvement de jeunesse.

Libye

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué, le 10 mars, un attentat suicide perpétré la veille dans l'est de la Libye contre les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays. L’attaque a été menée par un kamikaze contre un poste de contrôle près de la ville d’Ajdabiya (840 km à l’est de Tripoli). D’après l'organe de propagande jihadiste, « plusieurs » membres des forces loyales au maréchal Haftar ont été tués. Une source au sein des forces loyales à Haftar avait seulement fait état de trois blessés, dont deux Soudanais. La Libye est déchirée par des luttes de pouvoir et minée par une insécurité chronique ayant favorisé l'émergence de l'EI depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Centrafrique

Le Gabon a annoncé le retrait de ses 450 Casques bleus en République centrafricaine, après vingt et un ans de présence dans le pays. Le départ de ces Casques bleus ne sera effectif qu'au mois de juin, lors de la prochaine rotation des troupes, mais c'est un coup dur pour la Minusca, déjà plombée par les affaires d'abus sexuels et le climat d'insécurité en Centrafrique. L'ONU peine à convaincre de nouveaux pays à participer à la mission et pourrait vite se retrouver en déficit de troupes. Officiellement, Libreville justifie ce retrait par les progrès réalisés vers la paix en Centrafrique. Officieusement, les troupes gabonaises ont été impliquées dans une série de scandales sexuels, depuis le déploiement de la Minusca, en 2014. Un haut responsable de l'ONU évoque aussi un « manque d'équipement » et assure regretter la décision des autorités gabonaises.

Tchad

Dans le cadre de sa tournée en Afrique, le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, est arrivé le 12 mars au Tchad. Cette première visite du chef de la diplomatie américaine dans ce pays intervient au moment où les relations diplomatiques entre les deux Etats ne sont pas au beau fixe. Accusé de délivrer des passeports à des non-ressortissants du pays, le Tchad fait partie des sept Etats dont les citoyens ne peuvent obtenir de visa pour entrer sur le territoire américain. Aussi, en novembre dernier, la justice américaine avait cité le président Déby dans une affaire de corruption avec deux autres personnalités africaines. Rex Tillerson abordera ces questions et bien d’autres préoccupations avec le président tchadien. Les avis des citoyens sont partagés sur cette visite.

Benin

Le Benin lance un nouveau Programme national d'alimentation scolaire intégrée (Pnasi) en vue d'améliorer le taux de scolarisation. Ce programme vise à promouvoir la scolarisation des enfants et leur maintien dans le système éducatif, en particulier les filles. Il devra contribuer à terme à l’atteinte de l’Objectif de développement durable. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement béninois a décidé de débloquer 27,2 milliards de francs CFA en vue de relancer les cantines scolaires gouvernementales pendant la période allant de 2017 à 2022, au profit de 351 109 écoliers des douze départements du pays répartis dans 1579 écoles publiques des localités les plus déshéritées du Bénin. Le pays compte actuellement quatre programmes de cantines scolaires financés par différents acteurs et couvrant 36% des écoles primaires publiques et 30% des écoliers.

Josiane Mambou Loukoula et AFP

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