Caritas Congo : le secrétaire exécutif plaide pour la protection de la terre

Lundi 1 Juin 2020 - 14:26

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L'appel du secrétaire exécutif de Caritas Congo ASBL, M. Boniface Nakwagelewi ata Deagbo, a été lancé au cours d’une messe dite tout récemment par l’abbé Zéphyrin Ligopi, secrétaire de la Commission épiscopale de l’apostolat des laïcs, dans la chapelle du centre d’accueil Caritas à Kinshasa, lors de la célébration du cinquième anniversaire de l’encyclique « Laudato si » (ndlr : Loué sois-tu Seigneur) du pape François sur la protection de l’environnement, de la terre : notre mère nourricière.

 

 

Au cours de la célébration eucharistique, le secrétaire exécutif de Caritas Congo ASBL, a invité la communauté à changer les attitudes pour protéger la terre. « Changeons nos attitudes face à l’environnement dans lequel nous vivons et pour la protection de la terre, notre maison commune », a-t-il insisté tout en regrettant que, à la  suite de la covid-19, les activités prévues ne seront pas réalisées.  « Les mesures de prévention sanitaire exigées par la maladie à coronavirus 2019 ont empêché à la Caritas Congo ASBL  d’organiser des conférences et journées de réflexion à son siège, ainsi qu’à l’Institut facultaire de développement  de l’Archidiocèse de Kinshasa où il y a un département de l’environnement, ou à l’Université catholique du Congo. Des pièces de théâtres étaient également prévues », a-t-il déclaré tout en ajoutant : «Si on n’est pas en mesure d’organiser toutes ces activités, nous nous sommes dit qu’il fallait ne fut-ce qu’une célébration eucharistique, en tant que chrétiens ».

 Remerciant l’abbé Zéphyrin Ligopi et son concélébrant, l’abbé Eric Abedilembe et la petite assemblée présente, le secrétaire exécutif de Caritas Congo a souligné que dans cette encyclique, le pape « nous invite en urgence à nous convertir face à la destruction de la terre, notre mère nourricière ». A en croire Boniface Nakwagelewi ata Deagbo, puisque c’est de la terre que nous tirons la nourriture, l’eau et tout ce qui nous aide à vivre. C’est notre mère, notre maison et notre habitat. Pourquoi, s’est-il interrogé, devons-nous encore détruire cette maison commune ? D’où son appel à la protection de la terre.

Des faits font pleurer l’environnement

A l’introduction et au premier chapitre de cette encyclique, le saint père constate que notre maison commune, la planète terre pleure à cause de son exploitation cruelle et immodérée. « Dans ce document, le pape note clairement des faits qui font pleurer l’environnement : la pollution de l’air, la culture des déchets et des ordures, le changement climatique, la crise de l’eau, les inégalités planétaires qui augmentent », a relevé l’officiant l’abbé Zéphyrin Ligopi. Mais le pape dénonce aussi la souffrance et la clameur des pauvres, car l’exploitation abusive de leur environnement a des conséquences néfastes sur leur vie et leur écosystème : chaleur excessive, sécheresse des cours d’eau, disparition des certaines espèces animales, etc.  «Le pape ajoute que la terre et les pauvres pleurent dans un contexte d’irresponsabilité, d’indifférence et même de "joie" de ceux qui les exploitent. Les pleurs de la terre et des pauvres sont comparables aux douleurs des disciples du Christ et des ouvriers de l’Evangile », a poursuivi le prêtre.  Face à cette situation, le pape propose une écologie intégrale comme remède tout en interpellant les acteurs de la communauté humaine à repenser l’organisation des sociétés et d’oser entreprendre un changement en profondeur. « Pour y parvenir, un dialogue généralisé est indispensable », a fait savoir le saint père. 

Blandine Lusimana

Légendes et crédits photo : 

Le secrétaire exécutif de Caritas Congo ASBL, M. Boniface Nakwagelewi ata Deagbo

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