Céni : Ronsard Malonda définitivement zappé

Mercredi 29 Juillet 2020 - 16:30

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Le secrétaire général de la Conférence épiscopale du Congo (Cénco), l’abbé Donatien Nshole, affirme que l’affaire Malonda appartient au passé.

Après avoir rencontré, le 28 juillet, à Kinshasa le président par intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à Kinshasa, le secrétaire général de la Cénco, l’abbé Donatien Nshole, a affirmé que l’affaire Malonda appartient au passé. Le prélat a indiqué, en clair, que les discussions avec l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale ont notamment tourné autour des réformes électorales. « Je suis dans mon rôle (...) pour savoir ce qu’il pense de ce qui nous tient à cœur dont les réformes autour de la Céni et de la loi électorale, c’est quelque chose que nous estimons important parce qu’on ne peut pas y arriver si nous ne parlons pas avec les politiques qu’ils sont », a expliqué l’abbé Donatien Nshole.

Abordant la question de l’entérinement de Ronsard Malonda comme délégué des confessions religieuses à la tête de la centrale électorale, le secrétaire général de la Cénco fait savoir que « cette affaire appartient au passé ». « Bon, ça je crois que c’est du passé », a-t-il sèchement indiqué. Il est, en effet, rappelé que ce choix de Ronsard Malonda pour succéder à Corneille Nangaa à la tête de la Céni a été à la base des derniers incidents enregistrés à travers le pays dont les marches organisées par les plates-formes Cach, Lamuka et le Comité laïc de coordination ainsi que d’autres déclarations de la société civile. Presque toutes les regroupements politiques, à part le Front commun pour le Congo, se sont opposés à son entérinement. Ce choix a également divisé les confessions religieuses, de qui ce choix devrait, en principe, venir.

Des rapports contradictoires venant de tous les camps ont révélé des diverses irrégularités ayant entaché le processus devant conduire à la présentation du candidat de la plateforme  « Confessions religieuses » pour succéder à Nangaa à la tête de la centrale électorale. Et, ces bruits sont arrivés jusqu’au chef de l’Etat qui, à la fin, devrait prendre une ordonnance pour nommer la personne choisie par les responsables d’églises et dont le choix serait entériné par l’Assemblée nationale.

Alors que l’on attendait du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, l’ordonnance pour la nomination de Ronsard Malonda comme président de la Céni, le président de la République a signifié à la présidente de l’Assemblée nationale que la procédure de ce choix avait été entachée de beaucoup d’irrégularités, selon les différents rapports sur sa table. Ce qui le mettait dans l’impossibilité d’approuver ce choix par une ordonnance. C’était également l’occasion pour Félix Tshisekedi d’appeler à l’apaisement au sein de la communauté nationale. Le chef de l’État a recommandé qu’un tel processus qui impacte la politique générale du pays soit conduit dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles régissant la plateforme appelée à faire ce choix.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Jean-Marc Kabund et l'abbé Donatien Nshole/DR

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