Challenge : Rachel Kombela lance « Elengue Mwassi na Kelassi »

Vendredi 23 Octobre 2020 - 13:23

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L’initiative vise à identifier les jeunes filles issues des familles démunies, qui n'ont pas accès à l'éducation, et fait appel aux engagements individuels pour parrainer leur scolarisation.

«Nous lançons un appel d'engagement à toutes les personnes qui croient en la jeune fille congolaise et souhaite voir une génération égalitaire de se joindre à nous pour ce challenge », a invité Rachel. Pour participer au challenge, les désireux sont priés de prendre en charge les fournitures scolaires (tenue, cahiers, livres…) et de payer l’inscription annuelle dans une école publique d’une ou plusieurs filles à leur convenance.

Les défis majeurs du système éducatif national se définissent en termes de qualité d’apprentissage, d’accès des enfants défavorisés à une éducation de base de qualité dans un cadre sûr. « L’encadrement de la jeune fille consiste à l’aider, la soutenir, l'encourager, l'accompagner pour sa réussite. Mais il faut l'éduquer et la rendre autonome », a-t-elle souhaité. L’autonomisation des adolescentes est triplement bénéfique sur le plan sociétal dans un pays pour les jeunes filles d’aujourd’hui, pour les adultes qu’elles deviendront et pour la génération d’enfants qui suivra, comme le disait Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d’ONU-Femmes.

Pour accélérer le progrès, les filles doivent être impliquées dans la conception de solutions qui ont un impact sur leur avenir. Pour cela, l'association Plan International, qui est à l'origine de la création de la Journée internationale des filles auprès des Nations unies, pense que la seule solution est l’accès à l’éducation de toutes les filles.

Dans le monde, près d’une adolescente sur quatre âgée de 15 à 19 ans n’est ni scolarisée ni en formation, contre un garçon sur dix, selon ONU-Femmes. chaque année 130 millions de filles dans le monde ne sont toujours pas scolarisées, stipule ladite organisation.  Les femmes et les filles consacrent trois fois plus de temps et d’énergie que les hommes à s’occuper du foyer ou de la famille. A cet effet, l’égalité des chances permettant aux jeunes filles de terminer leurs études et de trouver un bon travail dans un cadre sûr demeure difficile.

Vingt-cinq ans après la conférence historique de Beijing sur les femmes, les filles vont davantage à l'école à travers le monde mais elles continuent de faire l’objet de violences et de discriminations, selon un rapport conjoint du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et l'ONG Plan International et ONU-Femmes. « On se concentre tous que sur les problèmes de la femme et l'égalité des chances, on oublie l'encadrement de la jeune fille. Travaillons dur pour rattraper la femme d'aujourd'hui, mais n'oublions pas d'investir dans la jeune fille d'aujourd'hui pour préparer une meilleure génération égalitaire demain », a-t-elle déclaré. Sa démarche entend aboutir à l’implication à large spectre de partenaires tant individuels que collectifs en faveur de l’éducation des filles. Elle opte pour une scolarisation égalitaire dans un milieu sûr et favorable.

Rachel Kombela est entrepreneure et politicienne.  Fondatrice de Richel Food, une entreprise agro-industrielle spécialisée dans le prétraitement et le conditionnement des produits locaux, elle assume depuis le 10 octobre  le poste de secrétaire permanente chargée de la promotion de la jeune fille, des questions du genre et des affaires sociales, à la Force montante congolaise. « J'espère de toutes forces être à la hauteur de cette lourde tâche et surtout qu'ensemble, nous saurons rehausser l'image de la jeune fille congolaise et faire valoir ses droits. Le présent est à la lutte ! L'avenir est à la jeunesse ! », a-t-elle estimé.

 

Durly Emilia Gankama

Légendes et crédits photo : 

1: Rachel Kombela posant en compagnie d'une jeune élève 2: Rachel Kombela

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