Congo-FMI : un programme économique contraignant

Mercredi 14 Août 2019 - 16:00

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Au terme de la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), la République du Congo est astreinte à une série de mesures d’orthodoxie financière. Une option qui commande, entre autres, plus de rigueur, de perspicacité et d’abnégation dans la gestion des affaires publiques.

Cet arrangement triennal, obtenu au titre de la facilité élargie de crédit, est assorti d’un appui financier. Il ouvre la voie à une nouvelle phase de coopération économique, avec plus d’engagements que la période précédant l’accord du 11 juillet 2019.

Le Congo est tenu de mettre en œuvre des politiques devant favoriser une croissance inclusive. Pour ce faire, il sied qu’un accent particulier soit mis sur la diversification de l’économie qui demeure encore tributaire des ressources pétrolières.

Il est conseillé au gouvernement de procéder à des investissements dans les secteurs plus porteurs tels l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, les technologies, le tourisme et la forêt.

Dans la même lancée, l’Etat a l’obligation de financer les activités de protection des couches vulnérables et de solder la dette intérieure aux fins de stimuler la croissance du secteur hors pétrole qui a été durement impacté par la crise économique.

La montée actuelle des cours de l’or noir sur le marché mondial et l’entrée en production du champ Moho Nord augurent de bonnes perspectives pour l’économie nationale. Selon les données de la banque centrale, le taux de croissance atteindrait 5% en 2019 contre 1,4% en 2018.

En outre, les efforts déployés en matière de discipline budgétaire devraient se poursuivre dans la perspective de viabiliser la dette publique, estimée à 5580 milliards de francs CFA, d’après le gouvernement. Cette dette est constituée de 3861 milliards des créances extérieures et 1719 milliards pour les opérateurs locaux.

Il est question d’effectuer les dépenses prioritaires, de rétablir la soutenabilité de la dette afin de pouvoir regagner la confiance des bailleurs de fonds. Les réformes structurelles entreprises ces dernières années devraient être accélérées. Le climat des affaires est à améliorer, ainsi que la gouvernance et la transparence dans la gestion des revenus publics.

L’accord passé entre le FMI et le Congo prévoit un appui financier d’environ 256 milliards de francs CFA. A en croire le Premier ministre, Clément Mouamba, si le programme est bien exécuté, le pays bénéficiera de plus de mille milliards de francs CFA de la part des partenaires bilatéraux (France, Brésil, Inde, Turquie) et multilatéraux (Banque mondiale, Banque africaine de développement).

Christian Brice Elion

Légendes et crédits photo : 

Le siège du ministère des Finances et du budget à Brazzaville

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