Congo-RDC : retour au bercail des étudiants congolais

Lundi 28 Avril 2014 - 10:29

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Le retour brutal des étudiants est dû aux représailles qu’ils ont subies de la part des Kinois en situation irrégulière expulsés de Brazzaville, suite à l’opération « Bata ya Bakolo » lancée le 4 avril dernier

Si, selon les premières informations recueillies auprès des services de police du Beach de Brazzaville, aucun Congolais n’était jusque-là inquiété à Kinshasa, la situation a rapidement changé de l’autre côté du fleuve quelques heures seulement après nos investigations. Dans l’après-midi du 24 avril, le premier convoi d’étudiants congolais en RDC a franchi le Beach de Brazzaville, sans bagages, habits déchirés pour certains.

« Nous étions menacés tant dans nos habitations qu’à l’Institut Simon-Kimbangu où nous étudions. Là-bas, ils ont fixé comme date butoir pour nous faire du mal le samedi 26 avril. Avertis à temps par certains frères de la RDC qui sont hostiles à ce comportement, nous nous sommes rendus à l’ambassade, où nous nous sommes entretenus avec le chargé d’affaires culturelles. N’ayant pas suffisamment de place pour nous garder, nous étions obligés de revenir au pays. Mais arrivés au Beach de Kinshasa, nous avons été molestés par des Kinois expulsés de Brazzaville. On nous a pris tous nos biens. On est rentrés sans sacs ni rien. Vous voyez que certains ont même leurs chemises déchirées », a déclaré un étudiant à sa sortie du bateau au Beach de Brazzaville.

Avant d’ajouter : « Nous avons échappé à nos agresseurs grâce aux policiers, qui n’ont pas pu leur reprendre nos sacs, mais qui se sont permis de nous extorquer le peu de sous qui nous restait alors que nous étions déjà dans le bateau. Au moment où je vous parle, certains de nos frères étudiants sont bloqués encore à l’ambassade. Ils ne peuvent pas sortir de là, parce qu’ils seront agressés. Ce qui est déplorable, c’est que pour la plupart, nous sommes en dernière année et nous n’avons plus de documents. Certains d’entre nous se sont fait prendre leurs ordinateurs portables. On ne sait plus à saint se vouer. Et pourtant nous sommes en règle. »

Bruno Okokana