Convention relative aux droits de l’enfant : des progrès considérables réalisés en RDC

Mercredi 20 Novembre 2019 - 14:15

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

La révélation a été faite au cours d'une émission télévisée organisée par le Réseau des journalistes amis de l’enfant, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef),  à l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance célébrée le 20 novembre de chaque année. 

 

La République démocratique du Congo (RDC) place l'enfant au centre de sa loi fondamentale qui reconnaît comme enfant toute personne sans distinction  de sexe, qui n'a pas encore atteint 18 ans révolus, a rappelé Gilbert Lusamba, chef de division chargé de la protection de l'enfant au ministère du Genre, famille et enfant, intervenant au cours de l'émission. Le pays, a-t-il dit, a réaffirmé son attachement à la Convention relative aux droits de l'enfant, dans le préambule de sa Constitution.

 La RDC, a-t-il souligné, est également engagée à ce que dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives  ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant soit une considération primordiale.

Parlant des engagements pris en ratifiant la Convention des droits de l’enfant (CDE), Gilbert  Lusamba a laissé entendre que le pays, avec ses partenaires dont  l'Unicef, a révisé  certains instruments juridiques au niveau national, notamment le code du travail, le code de justice militaire, le code de la famille. En sus, a-t-il poursuivi, la RDC a élaboré la loi portant protection de l'enfant. Parmi les innovations découlant  de cette révision, Gilbert Lusamba a cité l'interdiction du mariage et même  des fiançailles des enfants, la création des tribunaux pour enfants et  des comités de médiation, la fixation de l'âge minimum de responsabilité pénale à 14 ans, les sanctions de l'accusation de l'enfant de sorcellerie, l'abandon de l'enfant, la non-scolarisation, l'installation formelle des structures de participation des enfants comme leur organe de protection et la gratuité de l'enseignement primaire dans toute l'étendue du pays." Avec la gratuité, j'espère que beaucoup d'enfants pourront accéder  à l'enseignement pourvu que certaines mesures d'accompagnement soient mises sur pied ", est-il convaincu.

Une avancée majeure dans la scolarisation des enfants

Intervenant à son tour, Serge Wingi, l'administrateur chargé de la communication à l'Unicef, a indiqué que la CDE est le seul  texte  parmi tant d'autres qui a été adopté à l'unanimité par les Etats membres des Nations unies. « Trente ans après son adoption, il y a eu beaucoup de progrès qui ont été réalisés en RDC  dans le domaine de survie de l'enfant. Selon l'enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS 2017-2018 », a-t-il indiqué.

A  titre illustratif, le taux de fréquentation de l'école primaire  est passé de 56% en 1990 à 78% en 2018, la mortalité des enfants de moins de 5 ans est partie de deux cents décès pour mille naissances vivantes en 1990 à soixante-dix décès pour mille naissances vivantes en 2018. Le taux d'insuffisance pondérale des enfants de moins de 5 ans est passé de 28% en 1990 à 23% en 2018, le taux d'enregistrement des enfants de moins de 5 ans à l’état civil est passé de 25% en 2014 à 40% en 2018.

Il a relevé également la baisse du taux de décès de 70% entre 2000 et 2018  d'enfants dû aux maladies particulièrement dangereuses telles que la rougeole et le paludisme. La poliomyélite, autrefois l'une des principales causes de handicap chez l'enfant comme chez l'adulte, a été éliminée. Toutefois, a-t-il signifié, beaucoup d'enfants parmi les démunis ne jouissent pas pleinement de leurs droits. Par ailleurs, Il a réaffirmé l'engagement de l'Unicef  à continuer à appuyer le gouvernement congolais dans la réalisation des droits de chaque enfant.

Prendre en compte des enfants vivant avec handicap

S'agissant des personnes vivant avec handicap, Serge Wingi a insisté sur le fait qu'un regard particulier doit être accordé à cette catégorie d'enfants. Si on se réfère à la CDE, a-t-il soutenu, il y a un principe fondamental qui parle de la non-discrimination des enfants. Mais, a-t-il fait savoir, la réalité est qu'il y a encore du chemin à faire, faisant allusion  ici, par exemple, aux infrastructures  scolaires qui doivent être adaptées par rapport à cette catégorie d'enfants qui constituent parfois des obstacles à l'accès à l'éducation. " Le processus doit évoluer et l'Unicef n'hésite pas à aller dans ce sens là pour appuyer le gouvernement congolais", a-t-il déclaré.

Blandine Lusimana

Légendes et crédits photo : 

Les intervenants à l'émission

Notification: 

Non