Coopération Congo/BAD : l’accord de prêt soumis à un mécanisme de suivi-évaluation

Lundi 16 Décembre 2019 - 14:15

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L’exécution du programme d’appui budgétaire de cent vingt-deux milliards de francs CFA en faveur du pays est assujetie à une « matrice de mesures » des indicateurs établis. L’outil permettra d’évaluer les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes économiques et financières.

Quarante-huit heures après son approbation par le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD), le Programme d’appui budgétaire aux réformes économiques et financières de cent quatre-vingt-sept millions d’euros a été signé officiellement, le 15 décembre à Brazzaville, par les deux parties.

Le représentant résident de la BAD au Congo, Antoine-Marie Sié Tioyé, est le cosignataire du programme avec la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas. Cet appui budgétaire est important, a souligné le représentant de la BAD, ajoutant qu’il vise à soutenir le Congo à pouvoir absorber les dépenses sociales engagées en 2019 et à booster l’économie nationale.

Interrogé sur les conséquences du prêt, Antoine-Marie Tioyé a fait savoir que celui-ci était à taux concessionnel, c’est-à-dire le taux d’intérêt est inférieur aux taux du marché. « Actuellement, le pays émarge sur le guichet BAD qui est un guichet de prêt souverain. Ce prêt est accordé à un taux concessionnel de remboursement de 2% sur vingt-cinq ans, avec cinq ans de différé », a indiqué l’économiste pays.

Pour le gouvernement congolais, la signature de cet accord avec l’institution financière panafricaine est en lien avec le programme triennal qu’il a signé en juillet dernier avec le Fond monétaire international (FMI). L’objectif poursuivi par l’exécutif, d’après Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, est de combler un gap de financement. « Les bailleurs de fonds qui nous accompagnent ont pris l’engagement durant les trois prochaines années de combler partiellement le gap de financement (…) sous le regard du FMI. Lorsque la BAD reconnaît les efforts du gouvernement et donc concrétise son engagement, cela veut dire que le Congo travaille », a-t- elle estimé. Le gouvernement devra se réunir pour identifier les priorités vers lesquelles la mobilisation de ces ressources sera dirigée.

 

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Ingrid Ebouka-Babackas et Antoine-Marie Sié Tioyé / Adiac

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