Cop21 de Paris : les chefs d'Etat de la Cééac débattent sur le point de vue de la sous-région à Libreville

Mercredi 26 Août 2015 - 14:30

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 Un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cééac) est annoncé pour le 28 août à Libreville au Gabon. Au cours de cette rencontre pour laquelle les experts sont déjà à l'oeuvre depuis le 25 août, les dirigeants africains pourront valider la déclaration commune de la sous-région à présenter à Paris, ainsi que leur feuille de route devant servir pendant et après cette échéance.

A quelques quatre mois de la Conférence internationale sur le climat prévue dans la capitale française, l’Afrique centrale s’active à  donner de la voix lors de cette grand-messe planétaire où sera adopté un nouveau régime climatique mondial. L’enjeu majeur de la session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement en cours à Libreville, est de parvenir à un consensus à l’échelle régionale en vue d’arrêter une position commune.

En effet, les différents intervenants présents devront d’abord approuver le projet d’Accord universel et juridiquement contraignant qui sera d’ailleurs sur la table de négociations de Paris;  ensuite, les contributions de chaque Etat membre et enfin celles de la sous-région qui serviront à financer le transfert de technologie et le renforcement des capacités; sans oublier l’épineuse question de la participation dans la bataille des acteurs non étatiques notamment les ONG, associations et groupements locaux.

La Cop21, a indiqué un communiqué de la présidence gabonaise, cache deux grands défis pour l’espace Cééac. Au plan politique, elle permettra aux dirigeants de réaffirmer leurs engagements de conduire l’Afrique centrale vers la voie du développement durable intégrant la question climatique dans les politiques nationales des Etats. Puis, un défi écologique prenant en compte les efforts de la région en matière d’atténuation des pertes et dommages liés à la gestion des écosystèmes.

Depuis près d’une décennie, les pays de la Cééac, par le biais de la Commission des forêts d’Afrique centrale, multiplient des initiatives et réformes dans le cadre de la lutte contre la déshydratation, la déforestation et la dégradation de l’écosystème naturel. L’ambassadeur français pour le climat en Afrique, Stéphane Gompertz, a d’ailleurs salué les sacrifices consentis par les Etats de la région à l’occasion de son passage fin avril dernier, à Brazzaville.

Après vingt conférences internationales sur le phénomène climatique, le monde ne parvient toujours pas à contenir la menace que représente le réchauffement de la planète. Le sommet de la terre à Rio de Janeiro (au Brésil) de 1992, le protocole de Kyoto de 1997, et surtout la fameuse Cop 15 de 2009 à Copenhague, ainsi que toutes les publicités qui  ont suivi, n’ont suscité que de l’espoir.  Evoquant  le point sur la prochaine réunion de Paris, le diplomate Stéphane Gompertz était plutôt précis: « il n’y a pas un plan B,… il n’y a pas une planète B. La Cop21 doit aboutir à un accord de tous les Etats afin de contenir le réchauffement global en deçà de 2°c ».  

 

 

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Photo des chefs d’État et de gouvernement de la Cééac

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