Coronavirus : divertissement par les chroniques musicales au fil des jours du confinement

Samedi 9 Mai 2020 - 13:52

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Parmi les nombreuses initiatives qui ont vu le jour sur les réseaux sociaux, celle du journaliste Clément Ossinondé. En fin connaisseur de la musique, il a partagé ses chroniques musicales en vue de garder la mémoire vive de la musique congolaise des deux Congo.

Clément OssinondéLes Congolais de France lui vouent reconnaissance et gratitude : deux mois durant, les rubriques musicales du journaliste ont rythmé et rempli les journées des nombreux internautes coincés chez eux dans leurs lieux de confinement respectifs.

Par exemple, pour la plupart, c’était une belle attention de découvrir la rétrospective de l’artiste des années 50-60, Lucie Eyenga, née en 1934 à Bandaka, alors Coquelathville – Congo Belge. Pour le chroniqueur, elle demeure la plus impressionnante et la plus spectaculaire chanteuse congolaise de tous les temps. « Elle était prédestinée à devenir chanteuse, car issue d’une famille de l’ethnie « mongo » trempée dans les rythmes «zebola», et parce que chanter et danser étaient un bonheur pour elle », peut-on-lire sur son mur.

Pour la mémoire d'Aurlus Mabelé mort le 19 mars 2020 à Paris , il écrit : « En 1974, ensemble avec ses compatriotes tels que Mav Cacharel, Jean Baron, Pedro Wapechkado et autres, Aurlus Mabele crée le groupe Ndimba Lokole. Il se confirme comme parolier qui évolue sur des thèmes sciemment instaurés pour plaire aux jeunes. Il ouvre la voie et montre ce qu’il adviendra lorsque la musique sera libre de toute contingence matérielle ou sociale ».

Clément Ossinodé revient sur l’impact de Cyriaque Bassoka dans la musique afro-world, magnat de la production et de la distribution musicale décédé le jeudi 9 avril 2020 à Corbeille-Essonne, (France) par coronavirus. Il écrit : « En 2019, « Cyriaque Bassoka Productions » a été l’un des plus grands producteurs et distributeurs de la musique du Bassin du Congo. Tout comme il a été l’exportateur en Afrique de la culture musicale « Soukous », «Rumba», «Makossa», «Coupé-décalé, «Afro-beat»…, jusqu’à gagner le cœur de la jeunesse des quartiers populaires adeptes de la musique urbaine». Parmi les commentaires des internautes, on peut lire : «Voyage dans le temps assuré : merci !».

Clément Ossinonde est né le 23 novembre 1939 à Kantse (Okoyo), dans le département de la Cuvette-Ouest. Comptable, journaliste, diplomate, après une carrière bien remplie, il s’est installé en France au début des années 2000. Il est aujourd’hui le chroniqueur musical multimédia le plus sollicité sur la place de Paris, en raison de sa solide connaissance de la musique congolaise.

A son actif, de nombreux écrits, parmi lesquels son « Panorama de la musique congolaise », paru au début des années 80. Ces dernières années, il a publié quelques ouvrages sur les Bantous de la capitale et, surtout, un condensé de l’histoire de la musique congolaise. Ses publications font autorité. Non encore publié, il a ajouté également un aperçu historique de la musique congolaise en douze chapitres. Un recensement des lignes essentielles décennie par décennie sans rentrer dans les détails, juste en reprenant les temps forts, les formes et les signes distinctifs à travers la vie des principaux acteurs.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Clément Ossinondé

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