Coronavirus : les Congolais de France accompagnent Marc Mapingou à sa dernière demeure

Lundi 18 Mai 2020 - 11:45

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Les obsèques de Marc Mapingou ont eu lieu le samedi 16 mai au Funérarium Intercontinental de Chevilly-Larue, avant qu'il ne soit enterré provisoirement au nouveau cimetière de Neuilly-Sur-Seine – Nanterre, en présence de quelques proches seulement, comme l'exigent les recommandations du Haut conseil de la santé publique en France.

Marc MapingouCe choix de lieu de sépulture relève des contraintes liées au Covid-19, contraignant l’homme politique congolais à se reposer quelque temps en France, entouré de ses proches, écartant ainsi, pour l’instant, la dernière volonté du défunt d'être inhumé à Zanaga dans le département de la Lékoumou, au Congo, auprès de son père Basile Mapingou.

La cérémonie des obsèques de Marc Mapingou, mort le 5 mai dernier, à 63 ans, des suites du Covid-19 à la Clinique Ambroise Paré de Neuilly-sur-Seine, s’est déroulée dans la plus stricte intimité familiale en respect des mesures regrettables mais prudentes relatives à la crise sanitaire du coronavirus.

Néanmoins, au Congo, dans une salle attenante du Palais des Congrès à Brazzaville, sur autorisation des autorités de la préfecture, une cinquantaine de parents et amis en présence de Marcel Mbani, député de Zanaga, ont pu suivre virtuellement les obsèques de l’homme politique congolais. Une occasion pour le député d’annoncer qu’un tour de table se dessine pour la construction d’une bibliothèque à Zanaga qui sera baptisée du nom  de l’illustre disparu pour perpétuer sa bonté et son humanisme.

A Paris, l'hommage de Prince Bafouolo, directeur du journal les Hémicycles d’Afrique, se condense en ces termes : « Tu rêvais d’un Congo uni et prospère. Tu rêvais de voir un jour une "Nation" congolaise au sens propre du mot. Tu rêvais d’un pays réconcilié, fort et rayonnant, capable de peser dans un monde devenu hyper compétitif. Ton rêve, tu ne l’as pas vu se réaliser durant ton pèlerinage sur terre… ».

« Chaque jour qui passe, tirons les leçons. La vie ne tient à rien. Le Covid-19 nous l’a encore prouvé. Nous ne sommes pas obligés de nous aimer les uns et les autres. Mais, nous avons le devoir d’aimer notre pays, et par conséquent de privilégier l’intérêt général. Je m’en voudrais de rendre hommage à Marc Mapingou juste pour m’inscrire dans la longue liste de celles et ceux qui l’ont fait. Je m’en voudrais de venir écrire simplement pour montrer aux gens que je le connaissais. Tant s’en faut. Mon hommage est par-dessus tout un appel à la sincérité et à l’unité des forces vives du Congo. L’hypocrisie et la haine ne nous ont pas rendu service. Essayons l’amour, la solidarité et l’unité que convoque notre devise. C’est ensemble que nous pourrons relever les défis et raconter à Marc Mapingou, un jour, que le Congo a décollé. Mon vieux Marc Mapingou, va en paix ! Je m’incline…», a-t-il poursuivi.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo: Marc Mapingou

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