Coronavirus : une épreuve difficile pour la population kinoise

Lundi 23 Mars 2020 - 17:15

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Des mesures restrictives imposées par les gouvernements central et provincial dans le secteur de transport en commun, selon lesquelles le long bus Transco ne doit prendre à son bord que vingt personnes, les  mini-bus seize, les taxis trois, les tricycles deux et  les motos-taxis une personne, obligent les Kinois à refaire leurs calculs quotidiens.

Les mesures qui interviennent peu après l’annonce des mesures de distanciation sociale par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ont bouleversé le quotidien des Kinois. Les arrêts des bus sont bondés des gens dans l’attente des moyens de transport. Et l’on pouvait constater l’absence presque de ces dits moyens de transport en commun. La hausse de prix des courses, qui ont soit doublé, soit triplé a constitué, à plusieurs endroits de la ville-capitale, l’épicentre des disputes entres les passagers et les conducteurs. A cela, il faut ajouter  d’autres ayants-droit, qui ne paient pas leur frais de transport dont les agents de la Fonction publique, de la police et de l’armée, qui étaient déjà en disgrâce chez les conducteurs et percepteurs.

Avant l’épisode Covid-19, le débat sur le prix du transport en commun défrayait la chronique. Les conducteurs justifiaient le phénomène demi-terrain par le prix élevé du carburant ainsi que le versement, pour les propriétaires des engins, le mauvais état des routes de la ville-province de Kinshasa combinés à l’érection des sauts-de-mouton qui complique le passage à ces différents endroits du parcours.

Des cris de détresse avaient été lancés par les conducteurs par le biais de leur association pour revoir à la baisse le prix du carburant. La démarche n’avait pas encore abouti. Voilà que la limitation du nombre de passagers à bord vient encore s’ajouter. Pour les conducteurs et autres équipages des véhicules commis au transport en commun, les propriétaires de ces engins doivent revoir  à la baisse leurs attentes. Pour ceux qui ont déjà trouvé une attente, le travail continue alors que pour ceux qui ne sont pas arrivés à un compromis, l’équipage est obligé d’abandonner le véhicule, créant ainsi une carence dans les artères de la ville. Il est à noter que les Kinois, dans la majorité, observent les mesures d’hygiène édictées par le gouvernement et l’OMS. La sensibilisation évolue également bon train. Mais nombreux sont également ceux qui continuent à se poser la question de savoir comment seront les prochains jours si les premiers jours paraissent aussi difficiles à vivre ? Wait and see.

 

Christopher Khonde/stagiaire

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