Covid-19 : la slameuse Mariusca Moukengue plaide pour la cause des enfants de la rue

Mercredi 29 Avril 2020 - 16:30

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Réalisé par Henri Ben-Itou sous la musique de Cid Lhyther, “La rue, mon toit” enregistré au studio Limaya, est un texte et un scénario de la slameuse Mariusca Moukengue. C’est un slam poignant qui plaide la cause des enfants vivant dans la rue. Un véritable cri d’alarme.

A travers son texte slam, elle invoque un problème capital portant sur la prise en compte de ces sans domiciles en cette période de crise sanitaire causée par la pandémie du coronavirus où chacun est appelé à vivre chez soi. Comme d’autres titres écrits précédemment, Mariusca Moukengue aborde un problème capital, celui des enfants à l’heure du coronavirus sous son appellation scientifique « Covid-19 », où l’exigence de rester chez soi  est l'une des armes pour combattre cet ennemi invisible.

En effet, la slameuse s'interroge sur le sort réservé aux enfants laissés au coin des rues, notamment concernant leur prise en charge. « J’ai écrit, “La rue, mon toit”, parce que ces enfants qui vivent dans la rue n’ont d’abris que cette même rue. Depuis que le confinement général a été déclaré, je me suis demandé comment ces pauvres enfants vont s'en sortir, où ils vont s'abriter vu qu'ils n'ont pas de domicile. Il me fallait parler au nom de ces laissés-pour-compte, à travers “ La rue, mon toit ”. A tous ceux qui peuvent aider ou mieux penser à ces enfants, qu’ils le fassent, car ils sont l’avenir de demain. Un bon geste peut sauver plus qu'une vie. Soyons sensibles face à la douleur des autres, car la rue n'enfante pas », a déclaré Mariusca Moukengue.

Extrait du texte “ La rue, mon toit ”

" La rue, mon toit, où vais-je me confiner ? La rue m’a enfanté le jour où le tissu familial s’est déchiré ; Par quel fil vais-je coudre mes jours hypothéqués ? Moi la bafouée, sorcière, bâtarde, des noms attribués ; A ces heures où tous se confinent pour sauver leur vie de priorité, ne confonde ; Quand la masse se fond dans l’urgence du Covid, Les rues se vident vite, tous m'évitent de peur de voir leurs vies aller en vrille ; Je m’offre au sort de la divinité pour ma survie, surtout cet avril ; La rue, ma rue, mon toit, où vais-je me confiner ? Pour ma propreté à qui me confier ? "

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

La slameuse congolaise Mariusca Moukengue (crédit photo/ Limaya)

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