Covid-19 : les partenaires invités à impulser la relance de l'agriculture

Samedi 30 Mai 2020 - 13:15

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a organisé récemment à Brazzaville, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une visioconférence sur les défis du secteur agricole, les actions urgentes à mener afin de renforcer la résilience des systèmes alimentaires dans le contexte de la pandémie du coronavirus  (Covid-19).

Il était question d’échanger sur les stratégies conjointes de riposte face à la pandémie, notamment les actions immédiates à mettre en place pour réduire l’impact socioéconomique de Covid-19 sur les populations.

Ouvrant les débats, le ministre de tutelle, Henri Djombo, a insisté sur le fait que cette rencontre était une grande opportunité pour initier la relance de l’agriculture et susciter une réelle volonté politique pour la mise en œuvre du plan national de développement agricole.

« Jusque-là, la riposte à la pandémie ne s’est focalisée que sur le plan sanitaire alors qu’il faut prévenir la crise alimentaire pour éviter une éventuelle crise sociale », a-t-il déclaré.

À ce titre, rappelons qu’un projet de plan de riposte a été soumis à la task force créée en mars dernier, chargée d’évaluer les conséquences économiques et sociales des mesures prises dans le cadre du plan national de préparation et de riposte à la pandémie de Covid-19 en République du Congo.

Le ministre de l’Agriculture a appelé les acteurs du secteur agricole à bâtir en urgence une stratégie conjointe pour la mise en œuvre du plan de riposte élaboré par son département. Pour lui, il est question, en concertation avec les autres ministères, de faire de sorte que les actions des petits et moyens exploitants ne soient plus coûteuses. Les défis sont alors majeurs : le financement pour la relance des exploitations agricoles ; la facilitation du transport ; la distribution ; la conservation et la commercialisation des produits agricoles ; la sensibilisation et la conscientisation des producteurs sur les mesures barrières.

Intervenant à son tour, la représentante de la FAO au Congo, Suze Percy Filippini, a signifié qu'une étude d’évaluation des impacts de la Covid-19 sur le secteur agricole était en cours de finalisation. Seulement, a-t-elle relevé « on ne devait pas attendre la fin des études pour agir face à l’urgence de soutenir l'accès des populations, notamment les plus vulnérables, à l'alimentation et à la nutrition en minimisant les perturbations dues aux mesures d’exception... ».

La Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont suggéré que parallèlement aux interventions du secteur sanitaire, il paraît nécessaire de partager la cartographie, les statistiques et la photographie exhaustive des problématiques des exploitants à tous les partenaires impliqués, pour mieux planifier les actions à court et moyen termes susceptibles de répondre aux besoins urgents de ces groupes vulnérables.

Lopelle Mboussa Gassia

Notification: 

Non