Covid-19 : l’OMS publie des directives pour la réouverture des écoles

Lundi 11 Mai 2020 - 17:39

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une batterie de conseils pour la réouverture des écoles, prévue le 11 mai dans certains pays comme la France et la Suisse.

L’Agence onusienne a diffusé des recommandations sur les gestes barrières à respecter, les mesures d’hygiène et de prudence à connaître, et ses préconisations en matière de test, ou encore du port du masque. Au départ, « il faut tout nettoyer, écarter les tables de classe d’un mètre, élaborer une politique scolaire sur le port d’un masque ou d’un couvre-visage ». L’OMS prône également une hygiène des mains appropriée alors que les salutations sans contact doivent être privilégiées. Pour y arriver, les établissements scolaires doivent fournir « suffisamment de gel hydroalcoolique ou de savon et d’eau propre à l’entrée de l’école et dans toute l’école. « Il faut nettoyer et désinfecter les surfaces fréquemment touchées telles que les poignées de porte, les bureaux, les jouets, les fournitures, les interrupteurs, les équipements de jeu, les aides pédagogiques utilisées par les enfants et les couvertures de livres », souligne l’OMS.

Elle recommande également le port du masque « si nécessaire », en élaborant une politique scolaire sur le port d’un masque ou d’un couvre-visage, conformément aux orientations nationales ou locales. « Fournissez suffisamment de masques médicaux à ceux qui en ont besoin, comme les infirmières scolaires et les enfants qui présentent des symptômes », insiste l’agence onusienne.

Pour l’OMS, si un enfant ou un membre du personnel scolaire est malade, il ne doit pas venir à l’école. Sur le volet de la distanciation physique à l’école, l’agence onusienne plaide pour le maintien d’une distance d’au moins un mètre entre toutes les personnes présentes à l’école. Cela passe aussi par l’augmentation de l’espace entre les bureaux (au moins un mètre entre les bureaux). Il s’agit aussi d’échelonner les récréations et les pauses déjeuner.

L’OMS demande également aux décideurs publics de limiter le mélange des classes lors des activités scolaires et extrascolaires. Par exemple, les élèves d’une classe resteront dans une salle de classe tout au long de la journée, tandis que les enseignants peuvent se déplacer d’une salle de classe à l’autre. Les classes pourraient utiliser des entrées différentes, si elles sont disponibles, ou établir un ordre pour que chaque classe entre et sorte du bâtiment ou salle de classe. Eventuellement, l’OMS recommande de déplacer les cours à l’extérieur ou ventilez les salles autant que possible.

Il y a aussi la possibilité d’élargir l’emploi du temps d’une école. Certains élèves et enseignants pourraient ainsi être présents le matin, d’autres l’après-midi, d’autres encore le soir. En prenant toutes ces mesures, l’objectif, selon l’OMS, est d’évaluer ce qui peut être fait pour limiter le risque d’exposition, ou de contact physique direct, dans les cours d’éducation physique, les terrains de jeux, les zones humides et les vestiaires.

Une approche fondée sur le risque

Le retour à l’école passe aussi par le dépistage ainsi que par la gestion des élèves, enseignants et autres personnels scolaires malades. Pour l’OMS, il faut aussi informer les parents des mesures mises en place par l’école et demander leur coopération pour signaler tout cas de Covid-19 survenant dans le foyer. « Si l’on soupçonne qu’une personne du ménage est atteinte du nouveau coronavirus, garder l’enfant à la maison et en informer l’école », conseille l’OMS.

A noter que selon l’OMS, l’infection ne prend pas de formes graves chez les enfants et que « l’infection cause généralement une maladie bénigne ». « Les maladies graves dues au Covid-19 sont peu fréquentes chez les enfants, bien qu’il y ait eu de rares cas de maladie grave », relate l’OMS, qui estime toutefois que le rôle des enfants dans la transmission reste flou. « Des données supplémentaires sont nécessaires, notamment à partir d’enquêtes séro-épidémiologiques stratifiées par âge », souligne l’OMS.

Yvette Reine Nzaba

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