Covid-19/Afrique : de bons résultats du traitement par la chloroquine au Maroc

Lundi 30 Mars 2020 - 14:54

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À Rabat, un premier cas atteint du coronavirus a été guéri en six jours grâce à la chloroquine, une molécule désormais prescrite pour tous les malades touchés par la pandémie du coronavirus au Maroc et en France - sous reserve.

 Si ce traitement ne fait toujours pas l’unanimité auprès des chercheurs et scientifiques internationaux, le Maroc a donc défendu son choix, le qualifiant de ''souverain, autonome et sécurisé''. Face à l’absence de traitement et de vaccin pour stopper la propagation du Covid-19, le Maroc a tenté le pari de la chloroquine. Une molécule utilisée pour traiter le paludisme, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou certaines maladies chroniques comme l’arthrite. Rabat s’est basé sur les premiers résultats positifs du protocole dans le traitement des malades du Covid-19, notamment en Chine et aux États-Unis. Le royaume de Marrakech a été un des premiers pays à approuver cette décision avant d’être suivi par la France, l’Algérie, la Tunisie et la Jordanie, le Cameroun... Mais il est encore trop tôt pour faire un constat sur l’effet de la chloroquine sur les patients atteints du Covid-19 au Maroc. Néanmoins, un premier cas a été guéri à l’hôpital militaire de Rabat après six jours de traitement à la chloroquine. 

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à la prudence concernant cette molécule, en raison notamment du faible échantillon de patients traités jusqu’à présent. Des centaines de tests sont en cours en France et en Chine afin de s’assurer de l’efficacité de ce traitement. Le gouvernement marocain a réquisitionné tout le stock des médicaments Nivaquine et Plaquenil (plus de 10000 doses), deux médicaments contenant la chloroquine, du laboratoire Sanofi Maroc. ''L’idée est que le médicament ne soit pas sujet à de la spéculation ou qu’il soit prescrit sans prudence. Ou encore qu’un pays, plus puissant que nous, préempte la production locale'', souligne l’Économiste. Il ne reste plus qu’à espérer que le traitement à la chloroquine porte ses fruits et réussisse à sauver des vies partout au monde, ainsi mettre fin au confinement et à la montée d'anxiété et aux décès prématurés et aux nouvelles toujours inquiétantes.

Noël Ndong

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