Crise au PCT: les membres de Talangai boycottent une réunion

Lundi 23 Septembre 2019 - 18:00

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 La septième session extraordinaire du comité du Parti congolais du travail (PCT) du sixième arrondissement de Brazzaville, convoquée le 22 septembre, n’a pas pu achever son ordre du jour. Les travaux ont tourné court.

 Les dirigeants, cadres et militants n’ayant pas pu s’accorder sur certains points inscrits à l’ordre du jour ont quitté la salle sans coup férir. En effet, initiée par le président du comité PCT de l'arrondissement 6, Théophile Adoua, la réunion qui se tenait en présence du président de la fédération de Brazzaville, Gabriel Ondongo, était placée sur le thème  « Mobilisons-nous pour briser le spectre des antivaleurs à tous les niveaux ».

Un thème qui renseigne a priori sur le climat délétère qui se passe au sein de la première formation de la majorité présidentielle, secouée depuis quelques mois par une crise née de l’urgence évoquée par une frange de cadres et militants de convoquer un congrès extraordinaire et du cumul des fonctions par le secrétaire général du parti et président du Sénat, Pierre Ngolo.   

La réunion du 22 septembre avait inscrit à l’ordre du jour dix affaires,  au nombre desquelles figuraient l’examen de la situation politique interne du PCT et le cumul des fonctions.

L’occasion allait permettre aux participants de passer en revue les dissensions qui déchirent leur formation mais, l’un des points chauds qui a suscité une vive tension dans la salle a été le sempiternel problème de cumul de postes par quelques dirigeants du PCT. A ce sujet, le président du PCT- Talangaï, qui a dénoncé cet état de fait, a souhaité, par ailleurs, que la question soit débattue sans tabou, de manière démocratique.

Ainsi, rien que sur ce point, trente-trois personnes ont pris la parole pour faire des dénonciations.  Une approche qui a été mal appréciée par le président fédéral, Gabriel Ondongo, qui a proposé que de tels débats ne devraient pas être tenus au cours des assemblées élargies ; mais par la direction politique du parti.

N’ayant pas pu se supporter les uns et les autres, la tension est montée d’un cran dans la salle, au point où les participants ont résolu de suspendre les travaux.

L’autre point qui a suscité des débats a été la nature du congrès, la majorité des participants exigeant que celui-ci soit un extraordinaire, d’autant plus que les délais prévus dans les textes fondamentaux du parti pour la tenue d'un congrès ordinaire sont largement dépassés.

 Interrogé par la presse après l’incident, le président-PCT de Talangai, Théophile Adoua, a déclaré : « Je n’ai rien à vous dire car vous-mêmes étiez témoins de ce qui vient de se passer. Vous êtes libres de relayer ce que vous aviez vécu. D’ailleurs, vous aviez suivi la réaction du président de la fédération de Brazzaville. Suite à la tension observée, nous avons décidé de suspendre la réunion ».

 

 

 

 

 

Firmin Oyé

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