Croissance économique : les performances de l'Afrique se poursuivent

Jeudi 6 Février 2020 - 15:41

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Le continent abrite désormais six des dix économies jugées à la croissance la plus rapide au monde, selon le rapport de la BAD sur les Perspectives économiques en Afrique.

La Banque africaine de développement (BAD) a publié son rapport 2020 placé sous le thème de la formation de la main-d’œuvre de demain. Selon l’institution, les performances économiques en Afrique se poursuivent, avec un taux de croissance du PIB réel du continent de 3,4% l’année dernière. Il devrait augmenter d’un demi-point cette année et légèrement dépasser 4% (4,1%) en 2021.

Une croissance tirée par une trentaine de pays sur les 54 que compte le continent. La BAD souligne que six des dix économies à la croissance la plus rapide au monde se trouvent désormais en Afrique. Il s’agit dans un ordre décroissant, du Bénin (6,7%), de la Tanzanie (6,8%), du Ghana (7,1%), de l’Ethiopie et de la Côte d’Ivoire (7,4%), et du Rwanda (8,7%). Les efforts de développement du pays des Mille collines sont manifestement payants, de même que ceux du Bénin.

Des performances saluées par le président de la BAD, Akinwumi Adesina qui affirme que « ce n’est pas la croissance du PIB qui compte ». Aussi souhaite-t-il que la croissance économique du continent profite au plus grand nombre de la population africaine.

L’institution financière panafricaine relève que pour la première fois en plus d’une décennie, la croissance est en grande partie le résultat des investissements - surtout dans les infrastructures - plutôt que de la consommation ou des exportations, notamment des matières premières.

D’ailleurs, la croissance des économies qui reposent sur l’exploitation pétrolière ou minière est aujourd’hui atone ; le cas du Nigeria et de l’Afrique du Sud, les deux premières puissances économiques du continent.

Pour stimuler la croissance et la productivité, la BAD recommande aux États africains d’investir plus dans le capital humain. Autres recommandations : monter dans le train de la 4e révolution industrielle et poursuivre les investissements dans les infrastructures. « Au 21ème siècle, il faudra plus que jamais compter avec l’Afrique sur les divers marchés économiques », estime l’institution.

Josiane Mambou Loukoula

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