Débat sur la Constitution : le MUST dit « Non » au changement

Samedi 31 Janvier 2015 - 11:06

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Après avoir consulté sa base, le Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (MUST) que préside Claudine Munari, s’est prononcé, avec ferveur, contre le changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

C’est à l’issue d’une assemblée générale, en date du 30 janvier à Brazzaville, que le bureau politique du MUST a affirmé avec véhémence que la Constitution de la République est la fondation sur laquelle est posée l’organisation de l’Etat. « Elle est une règle de jeu qui s’impose à tous », a t-il déclaré.

Cependant, le bureau politique de ce parti a noté que, depuis l’entrée en vigueur de cette loi fondamentale, tous les observateurs de la vie politique congolaise s’accordent à reconnaitre qu’aucune crise institutionnelle ou politique majeure n’a émaillé le fonctionnement régulier des institutions.

À cet effet, il révèle que le débat sur le changement de la Constitution est aujourd’hui objectivement infondé à la veille d’une élection présidentielle censée consacrer l’ancrage même de la démocratie et de l’alternance politique au Congo. « Il n’est donc pas opportun de changer la Constitution à quelques mois de la fin du second mandat du président de la République. On ne change pas les règles du jeu avant la fin du match. Le faire équivaudrait à un coup d’État constitutionnel qui mettrait à mal la paix, la sécurité et la stabilité institutionnelle », a martelé le bureau politique du MUST.

Sur les raisons de la révision ou non de la Constitution, le premier secrétaire de ce parti, se réclamant de l’opposition, affirme : « S’il est admis que bon nombre de dispositions de la Constitution peuvent, en effet, faire l’objet d’une révision, il convient néanmoins de relever que ni la forme républicaine, ni le caractère laïc de l’Etat, ni le nombre de mandats du président de la République, ni l’ensemble des droits énoncés aux titre I et II ne peuvent faire l’objet d’une révision ».

En face des représentants de l’UPADS, du CAP, de l’UPRN, du MCDDI, de l’UP, du RDD, de l’UDR-Mwinda, et de la plateforme « Sauvons le Congo », le bureau politique du MUST a appelé au respect de l’ordre constitutionnel. « Les échéances, de 2016 et 2017, étant conformes à l’agenda électoral fixé par la Constitution, il sied de se convaincre que l’ordre constitutionnel sera bel et bien respecté. Ce qui confirme si besoin il en était, l’inopportunité du changement de la Constitution. En conséquence, le bureau politique du Must dit non au changement de la constitution du 20 janvier 2002 et demande au peuple congolais de croire en l’alternance démocratique qui aura lieu, en août 2016, sous la houlette du président de la République », a déclaré le premier secrétaire du Must, Marcel Mokoko.

Après avoir donné son point de vue sur la problématique de la révision de la Constitution ; du changement ou non de la Constitution ; et de l’appréciation du message des vœux à la nation du président de la République, le bureau politique de ce parti de l’opposition invite toutes les forces vives de la nation à travailler utilement à la réunion des conditions permissives d’une élection présidentielle crédible, libre et transparente. L’invite tient également pour la mise en place d’une commission électorale indépendante ; l’établissement d’un fichier électoral fiable ; enfin, l’instauration de la carte électorale biométrique avec photo.

Josiane Mambou Loukoula

Légendes et crédits photo : 

Le premier secrétaire, Marcel Mokoko (au centre)