Développement durable : la Comifac valide les directives sous-régionales pour le suivi de la contribution de ses forêts

Mardi 3 Décembre 2019 - 16:02

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Les pays membres de l'institution ont admis des directives visant à mettre à leur disposition un ensemble d’orientations leur permettant de suivre la contribution des forêts du bassin du Congo à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, grâce notamment aux indicateurs sélectionnés selon la pertinence de l’apport.

Les Etats de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) ont marqué leur accord pour les directives énoncées, à l’issue d’une réunion sous-régionale organisée les 26 et 27 novembre à Libreville, au Gabon, par cette institution et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'Agriculture (FAO), en partenariat avec le ministère des Eaux, des forêts, de la mer, de l'environnement, chargé du Plan climat et du plan d'affectation des terres. 

« Avec plus de deux cent quarante millions d'hectares, l'Afrique centrale abrite la deuxième plus grande forêt tropicale au monde. Souvent qualifiée de second « poumon vert » de la planète, elle joue un rôle majeur dans le maintien de l’équilibre global du carbone à travers son énorme potentiel de séquestration et de stockage », a déclaré le coordonnateur de la FAO pour l'Afrique centrale, Hélder Muteia.

Il a souligné qu’en plus des services qu’elles rendent, ces forêts assurent des fonctions sociales et culturelles essentielles à la population locale et autochtone, et contribuent à satisfaire les besoins alimentaires de soixante millions de personnes environ qui vivent dans et à proximité des espaces forestiers. La viande de chasse, par exemple, représente près de 80% de l’apport en protéines de la population dans certaines localités ; environ six millions de tonnes de venaisons sont extraites chaque année.

Le secrétaire exécutif de la Comifac, Raymond Ndomba Ngoye a, quant à lui, rappelé que les pays membres ont tous adhéré aux Objectifs de développement durable (ODD). « Ils se sont engagés, tout comme les autres pays du monde, à suivre les progrès réalisés vers l’atteinte de ceux-ci. Ils ont besoin d’un minimum d’orientations pour définir les actions à prendre dans le cadre de la contribution des forêts aux ODD, dans l’établissement et du fonctionnement de leur propre système de suivi des progrès », a-t-il indiqué.

Pour relever ce défi, la Comifac s’est engagée à faciliter le processus sous-régional de renforcement des capacités de ses pays membres dans l’élaboration des indicateurs et sous-indicateurs des ODD relatifs aux forêts. Ce projet a été conçu pour soutenir l’institution à poser les bases de ce processus sous-régional de renforcement des capacités, à travers notamment l’élaboration des directives de la Comifac pour le suivi des ODD relatifs aux forêts.

Dans le cadre de ses initiatives visant à promouvoir une gouvernance responsable et efficace des ressources forestières en Afrique centrale, la FAO a apporté son appui technique et financier entre 2017 et 2019 à la Comifac, pour la mise en œuvre du projet intitulé « Appui à l’élaboration des directives de la Comifac pour le suivi des ODD relatifs aux forêts ».

Rappelons que la rencontre de Libreville a connu la participation d’une cinquantaine de participants venus des dix pays membres de la Comifac, à savoir le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tome et Principe et le Tchad.

Les représentant les administrations en charge des forêts et de l’environnement, les institutions de statistiques nationales, les institutions de recherche, les organisations de la société civile ainsi que des organisations régionales et internationales (FAO, Afristat, GIZ) et les personnes ressources étaient de la partie.

 Recommandations formulées

Il a été recommandé à la Comifac de soumettre le projet de directives à l’adoption par le Conseil des ministres de l'institution; de faciliter la collaboration entre les systèmes statistiques nationales et l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale en vue de répondre aux besoins en matière de suivi de la contribution des forêts aux ODD y relatifs ; de mobiliser les parties prenantes pour l’opérationnalisation desdites directives.

Aux pays membres, il leur a été demandé de renforcer les appuis aux coordinations nationales de la Comifac, dans le processus de collecte des données forestières. La FAO et les autres partenaires techniques et financiers ont, pour leur part, été invités d’accompagner la Comifac dans l’opérationnalisation de ces directives.

Lopelle Mboussa Gassia

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