Développement local : Gamboma, Nkayi et Owando adoptent leurs schémas directeurs

Jeudi 14 Juin 2018 - 15:00

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Les documents de travail qui ont été validés par les maires des trois villes pilotes, le 13 juin à Brazzaville, sont censés améliorer la politique locale en matière de planification urbaine, de gestion d’eaux fluviales et usées ainsi que des déchets. 

Les études ayant abouti à l’élaboration des outils d’aide à la décision ont été entièrement financées par l’Union européenne (UE), à travers le programme indicatif national 2014-2020. Trois équipes d’experts européens ont conduit les enquêtes sur le terrain, avec une participation à la fois des autorités locales et des communautés.   

C’est, en effet, un signal « très » positif pour le secteur de l’assainissement au Congo, a estimé le chef de coopération à la délégation de l’UE, Tom Ashwanden, indiquant que cette initiative permet de rapprocher les citoyens et leurs autorités locales.

« Ces études vont permettre à l’UE et le Congo, dans le cadre du programme indicatif national, de poursuivre la formulation du projet ‘’Villes résilientes’’. Celui-ci, doté d’une allocation de trente-deux millions d’euros, soit près de vingt milliards  Fcfa, a pour objectif de contribuer à un développement territorial équilibré, de favoriser un développement local durable … », a déclaré Tom Ashwanden.

La politique de la municipalisation accélérée menée par le gouvernement congolais, entre 2004 et 2016, a permis de doter les villes congolaises d’infrastructures modernes. À en croire la directrice du partenariat au développement au ministère du Plan, Antoinette Kebi, les schémas directeurs que viennent d’adopter les trois maires visent à préserver ces acquis.

En effet, l’élaboration des schémas de développement local n’est qu’une étape. La prochaine consiste à mobiliser les ressources financières en fonction des différentes actions retenues. « Les autorités locales ont un défi à relever , notamment sur l'accès aux services de l’assainissement, la gestion des eaux pluviales et usées ainsi que des déchets », a martelé Antoinette Kebi.  

Comme Owando et Nkayi, Gamboma ne cesse de s’étendre. Sa population est de plus en plus croissante, estimée à quarante-cinq mille habitants d’ici à 2030.  Les besoins de la population en eau potable et en infrastructures d’assainissement augmentent aussi. La défaillance du système de drainage d'eau entraînant souvent les risques d'inondation et érosion. 

La Société nationale de distribution d’eau prouve de plus en plus son incapacité à répondre aux besoins des habitants qui ont décidé de construire des puits et forages. S'ajoutent l’inefficacité des services de ramassage des ordures, l’absence des stations d’épuration et la prévalence des latrines à fond perdu qui soulèvent des questions sanitaires et environnementales.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Les participants lors de l'atelier de validation des schémas directeurs

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