Diaspora: Maître Jolle en dédicace à la Guinguette africaine de Suresnes

Lundi 22 Juillet 2019 - 13:30

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À l’occasion de la journée spéciale dédiée au département congolais de la Bouenza par les organisateurs, l'artiste a assuré une séance de dédicaces de son nouvel album.

Maître JolleLe samedi 20 juillet, se produisaient les artistes originaires de la contrée pour le bon plaisir de celles et ceux, assidus des fins de semaines hebdomadaires d’été, pour la plupart, qui s’étaient déplacés pour découvrir le « Fil des couleurs de la culture de la Bouenza » programmé par les promoteurs de la Guinguette Africaine de Suresnes. C’était une formidable occasion pour Albert Moundosso, alias Maître Jolle, de présenter officiellement aux mélomanes parisiens son nouvel album, Nouvelle cadence, à travers quatorze titres de chansons inédites, œuvre qualifiée de retour aux sources par les spécialistes.

Pour cet opus, réalisé grâce à l’accompagnement des artistes de renom soucieux de préserver les sonorités de la rumba des deux Congo, nous pouvons citer : Balou Canta, Nyboma, Wuta Mayi, Elba Top A, Caën Madoka, Boni Otsowa, Luis Manresa, Simolo Katondi et Brice Malonga qui ont travaillé dans un climat de complicité et d’échange perpétuel durant l’enregistrement de cet album.

Maître Jolle, porteur d’un rêve permanent sur la  musique congolaise, entretient sa collaboration entre musiciens depuis la période des années 1970 où il était encore jeune étudiant. En 1977, en tant que chanteur, il intègre l’orchestre amateur « Tapale Malasi », aux côtés d’autres élèves et étudiants tels que Fulgence Ekamba, Emmanuel Ossefi, Eugène Bounda, André Ndinga Mambo. Un an plus tard, avec David Biniakounou alias Toshino et quelques musiciens de l’ATC music de Brazzaville, accompagnés des musiciens des orchestres Vévé et Lipua-Lipua de Kinshasa, il enregistre sa première chanson "Makanda".

Sa vraie révélation aux mélomanes se réalise dans les années 1980 en tant que chanteur compositeur reconnu. Aujourd’hui, quarante-deux ans après, son parcours musical demeure atypique. Il prend toujours le temps de composer ses œuvres musicales avec des musiciens expérimentés, tout en restant fidèle à l’esprit de l’idiome traditionnel et en adoptant une forme d’expression structurelle qui, étonnamment, aboutit à chaque fois à une réalisation entre musique et poésie.

Natif de la Bouenza, il avait répondu favorablement à l’invitation des organisateurs de la Guinguette Africaine de Suresnes. Certes, pour lui, en dédicace de son nouvel album dévoilé à cette occasion, ses autres compatriotes pour présenter et démontrer  les valeurs gastronomiques, rituelles, spirituelles, artistiques et musicales de leur département, le plus petit du Congo en superficie : 14.820 km².

Des efforts ont été consentis de la part des organisateurs et des responsables associatifs en appui de la persévérance du docteur Michel Mpandi qui avait cru au projet dès le départ.

« Nous avons passé une soirée agréable », a confié Maître Jolle, heureux d’avoir partagé ces moments avec tous les invités et le public venus de tous les horizons.

Une soirée dont sera retenu l’un des temps forts grâce à la présence d’artistes tels que Dana, Kaly Djatou et Maître Jolle. Il y a eu également le passage de la musique bembé et dondo à la sono avec, respectivement,  la démonstration des danses ndara, muntunta et kibourikiri.

Entre deux démonstrations, le public venu très nombreux a pu déguster, tardivement mais avec un appétit décuplé, les divers mets, leur livraison s’étant faite avec quelque retard !

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Maître Jolle Crédit photo : Cyriaque Bassoka

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