Diplomatie : l’Angola confirme son intérêt pour le Commonwealth

Lundi 11 Juin 2018 - 14:30

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Luanda vient de soumettre sa candidature pour rejoindre l'organisation anglophone ayant en partage la langue anglaise.

L’information a été confirmée par le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson. « C’est magnifique que l’Angola ait l’intention de rejoindre la grande famille du Commonwealth. Nous nous félicitons de l’engagement du président Lourenço à réformer, à combattre la corruption et à défendre les droits de l’homme. Nous sommes impatients de vous voir bientôt au Royaume-Uni », a écrit Boris Johnson.

Auparavant, le président João Lourenço déclarait, dans une interview : « Ne soyez pas surpris si nous envisageons de rejoindre la Francophonie et nous demandons dans quelques jours de rejoindre le Commonwealth, étant donné que l’Angola est entouré pas par les pays lusophones, mais aussi par les pays anglophones et francophones ».

Ce virage stratégique de l’Angola vise à créer de meilleures relations avec ses voisins d’Afrique australe, plutôt anglophones. Ce qui permettra de renforcer ses relations économiques avec ces pays, notamment la Namibie et la Zambie, ainsi que les autres pays membres de la Communauté pour le développement sud-africain.

Avec le Mozambique d’obédience lusophone et le Rwanda, une ancienne colonie belge, l’Angola deviendra le troisième pays à rejoindre le Commonwealth sans avoir été sous la coupe de l’empire britannique.

En visite à Paris, le président angolais, Joao Lourenço, dont le pays est lusophone, avait également indiqué que Luanda va rejoindre l’Organisation internationale de la Francophonie, afin de développer de meilleures relations avec ses voisins francophones.

Rappel historique du Commonwealth

De l’anglais Commonwealth [common, qui veut dire « commun » et wealth, qui veut dire bien-être, richesse, abondance], le « Commonwealth of Nations » est une libre association qui regroupe une cinquantaine de pays, dont la Grande-Bretagne, certaines anciennes colonies, et depuis peu, des pays issus d’autres obédiences. Successeur de l’empire britannique, le Commonwealth se constitue de pays libres et égaux. C'est à partir de 1950 que l’allégeance à la couronne britannique ne sera plus une condition d’appartenance et le mot « British » est supprimé.

Unis par des intérêts communs, mais autonomes, et pas liés par aucun traité, tous les pays membres reconnaissent la reine Elisabeth II comme cheffe du Commonwealth. La création de cette organisation avait permis au Royaume-Uni d’éviter une décolonisation conflictuelle et de conserver d’excellentes relations avec l’ex-empire colonial. Elle défend des valeurs communes telles que l’égalité, la non-discrimination, la démocratie et la primauté du droit. Et depuis la déclaration de Harare en 1991, le Commonwealth reconnaît les droits à la personne, à l’éthique démocratique, à l’égalité des sexes, au développement durable et à la protection de l’environnement.

Noël Ndong

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