Disparition : le décès de la veuve Moloto émeut Kinshasa

Samedi 18 Janvier 2020 - 12:36

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

La mort de Christine Tshiabu est l’un des sujets qui alimentent les conversations des Kinois depuis qu’elle a rendu l’âme le mardi 14 janvier à deux heures du matin à la Clinique Ngaliema.

 La veuve Moloto, Christine Tshiabu, à l’occasion d’un concert de Gael (DR)Internée depuis une semaine et demie dans une formation hospitalière de Kinshasa, la défunte a été admise à Ngaliema dans la journée du 13 janvier. La veuve Moloto née Christine Tshiabu était mal en point depuis un moment, a dit au Courrier de Kinshasa un proche de la famille qui se trouvait à Ngaliema quand elle est passée de vie à trépas. Plusieurs Kinois l’avaient découverte lors de son témoignage aux funérailles de son défunt époux. La grande communauté chrétienne congolaise loin de se montrer indifférente est bien touchée par cette disparition qui lui rappelle la douloureuse perte d’Alain Moloto pleuré à chaudes larmes en août 2013. En effet, plus d’un Kinois s’est trouvé consterné par la mort de la compagne du chantre qu’ils n’ont cessé de porter dans leur cœur et dont le répertoire fait partie des classiques du gospel congolais.

Les partages et nombreux commentaires à travers les réseaux sociaux reviennent sur le sujet. Comment ne pas garder le souvenir de ses divers tubes chantés en français ou en lingala. Il faut le dire qu’Alain Moloto était un adorateur comme on n’en trouve pas beaucoup. D’aucuns affirment qu’il fait assurément figure d’exception sachant de manière habile manier les mots. Sa poésie dédiée au Roi des rois n’avait vraiment pas son pareil. Si bien que l’on peut se permettre de parler de l’école Gael, en référence à cette adoration authentique rendue avec la même ferveur en lingala et en français qu’il a imprimée au Groupe adorons l’Eternel (Gael) dont il tenait les rênes jusqu’à sa mort.

Celle que plusieurs avaient coutume d’appeler affectueusement Maman Christine était restée proche de Gael, le groupe d’adorateurs très apprécié fondé par son regretté époux. Ainsi, les quatre enfants issus de son mariage avec l’adorateur Alain Moloto ne sont pas les seuls à se considérer comme orphelins. Souvent présente dans les grandes prestations de Gael, elle assurait un soutien moral indéniable à la formation musicale. L’on se souvient notamment de l’accueil chaleureux que lui avait fait le pasteur Athom’s Mbuma remplaçant de son défunt époux à la direction de Gael en la remerciant de sa présence au premier grand concert du groupe après la mort d’Alain Moloto. Cette première célébration Sanjola tenue au parking du Grand Hôtel de Kinshasa avait accueilli du monde plus que le cadre ne pouvait en contenir. Cette rencontre tenue près d’une année après le décès du célèbre adorateur avait attiré du monde des quatre coins de la ville qui pour rien au monde ne voulaient manquer l’événement.

Nioni Masela

Légendes et crédits photo : 

La veuve Moloto, Christine Tshiabu, à l’occasion d’un concert de Gael (DR)

Notification: 

Non