Droit des peuples autochtones : Pointe-Noire et Kouilou lancent la campagne de sensibilisation aux textes nationaux

Jeudi 23 Janvier 2020 - 18:30

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Le directeur interdépartemental de la Promotion des peuples autochtones de la ville océane et du Kouilou, Jérôme Magnokou, a ouvert, le 23 janvier, au Centre culturel Taty-Loutard à Mpita dans l’arrondissement 1 Lumumba, la campagne de sensibilisation aux textes nationaux relatifs aux droits des peuples autochtones.

 

 

Jérôme Magnokou a choisi pour cible à la cérémonie du lancement de cette campagne la communauté estudiantine, les acteurs de la société et civile sous l’animation du groupe Didace Music venu de Paris en France invité pour la circonstance.

Trois intervenants, à savoir Jerome Magnokou, Christian  Mangoyot Nsémi et Neche Mauryl Nguenoni, ont tour à tour édifié les participants sur les droits politico-sociaux, économiques, civils et culturels établis par l’Etat congolais pour assurer la protection et la promotion des peuples autochtones ainsi que les six textes d’application qui découlent de la loi n°5-2011 du 25 février 2011, parmi lesquels, le décret n°2019-199 du 19 juillet 2019 portant mesures spéciales d’octroi des pièces d'état civil à la population autochtone.

Jérôme Magnokou a ajouté que l’article n°3 du même décret indique que la délivrance de ces pièces est gratuite. «Nous avons pensé que ces textes  doivent être divulgués et connus de la population, des services publics et privés, pour que tous ensemble comprennent qu’il existe des normes qui sont prévues pour les droits des peuples autochtones», a-t-il dit. Et de poursuivre : «Cette sensibilisation a eu pour cible les jeunes parce que ce sont les adultes de demain. Nous préparons la société de demain. Donc, il faut essayer d’aller vers les jeunes et les mettre dans le bain pour qu’ils comprennent que les autochtones sont des personnes comme nous qui ont fait le choix de vivre dans cet état naturel .» La direction interdépartementale a également par l'ensemble de ses collaborateurs réalisé des extraits de scènes théâtrales pour expliquer le vecu des autochtones dans notre société et corriger les dérapages, la stigmatisation dont cette minorité fait face dans les centres de santé et ailleurs.

Toutefois, le directeur départemental a souligné le manque de véhicule pouvait leur permettre  de se mouvoir dans le grand Kouilou afin de les identifier et de leur apporter de l’aide. À l’issue de la cérémonie, les participants ont remercié la direction interdépartementale pour cette opportunité qui leur a permis de connaître les droits des peuples autochtones.,Soulignons que, dans le Kouilou, la présence des peuples autochtones est très significative dans les districts de Madingo- et de Kakamoeka, où ils trouvent leur bon vivre en milieu forestier. A Pointe-Noire, à peine une cinquantaine s’est fait identifier auprès des services interdépartementaux. Mais la problématique de la sécurité humaine reste constante.

 

Charlem Léa Itoua

Légendes et crédits photo : 

1- Vue des participants /Adiac 2- Jérôme Magnokou, à sa gauche Antoine Makita représentant du Renape entouré de ses collaborateurs /Adiac

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