Droits humains : encourager les enfants à connaître leurs droits

Jeudi 21 Novembre 2019 - 15:00

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En marge de la Journée mondiale de l'enfance, Jean  Potien Tshibamba , coordonnateur du Réseau des encadreurs pour l'initiation  et la participation des enfants (Reipe), a indiqué, lors d’une émission consacrée aux droits de l’enfant organisée pour la circonstance par le Réseau des journalistes amis de l’enfant en partenariat avec l’Unicef, que la participation des enfants à cet événement leur donne la capacité d’affronter le monde sans complexe et de développer le sens  de l'auto-prise en charge. 

Potien Tshibamba a signifié que les enfants sont identifiés dans leur structure d'encadrement et partagent des informations. Ils élaborent aussi des plans d'actions par rapport à ce qu'ils connaissent comme droits et besoins en menant un plaidoyer pour que les mesures favorables à eux soient prises.

" Grâce aux appuis des partenaires, nous avons formé les enfants aveugles, les enfants vivant avec albinisme. Tous ces enfants sont aujourd’hui en mesure de défendre  leurs droits. La tâche  est énorme et la visibilité sera parfaite", a-t-il  fait savoir. Le  coordonnateur du Reipe a précisé, par ailleurs, qu'il est clairement défini dans la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE)  que la scolarisation des enfants est gratuite au niveau de  l'enseignement de base. Mais la République démocratique du Congo (RDC), a-t-il fait remarquer, a mis seize ans avant de la couler sous forme de loi, c'est-à-dire de 1990 à 2006. " Et aujourd'hui, on a mis seize ans pour avoir une première application plus ou moins de cette gratuité. C'est pour dire que la responsabilité n'incombe pas aux enfants mais à ceux qui ont pris les engagements’’, indiquant que les enfants sont dans une société  où ils ne peuvent pas lever le doigt contre les parents. "Nous ne votons pas les lois pour que les enfants deviennent des rebelles contre les parents. Mais nous essayons de développer un dialogue pour que les parents comprennent qu'ils ont un devoir de redevabilité. Il y a une dette résiduelle  dès qu'on fait un enfant", a-t-il argumenté.

Réagissant à leur tour, les enfants reporters ont affirmé qu'à leur niveau, ils essayent de parler à leurs amis de l'importance de connaître certaines dispositions contenues  dans la CDE.  " On mène des plaidoyers  et on effectue  des  descentes  sur  le terrain pour  parler  aux autres enfants des droits qui leur sont reconnus  et on le fait régulièrement, conformément  à notre plan d'action", a laissé entendre Abigaël Mwabe.  

"Je le fais à deux niveaux. Je passe mon temps à parler aux autres enfants en leur  montrant qu'est-ce que les droits des enfants et par la suite, je les invite à suivre des émissions qui parlent des droits de l’enfant et à regarder comment un enfant se bat pour faire valoir ses droits", a renchéri Elie Otepa. 

Rappelons que le 27 septembre 1990, soit moins d'un an après son adoption par l'Assemblée générale des Nations unies, la RDC ratifiait la CDE et s'engageait  ainsi à assurer aux enfants vivant sur son territoire la jouissance de leurs droits, progressivement et sur la base de l'égalité des chances.

Blandine Lusimana

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