Ébola : premiers tests du vaccin italien

Lundi 13 Octobre 2014 - 13:15

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La phase d’expérimentation sur l’homme a été conduite sur le personnel soignant du Mali. Le test s'est avéré encourageant.

L’Italie est l’un des pays d’où sont sortis des candidats-vaccins contre le virus Ebola. Avec la diffusion du mal endémique en Afrique mais aussi des cas ici et là, plusieurs pays annoncent des mises au point qui viennent renforcer l’espoir de vaincre un jour la maladie à fièvre hémorragique Ebola. La Russie est le dernier pays sur la liste. Etats-Unis, France, Autriche, Suède soulignent que des prototypes sortis de leurs laboratoires se montrent performants à la phase actuelle.

Pour le cas de l’Italie, l’expérimentation est en cours au Mali. Ce pays  ne compte pas de cas d’Ebola, mais c’est précisément pour cette raison qu’il a été choisi, pour que des complications éventuelles – mais toujours sous contrôle – n’aillent pas ajouter à une confusion ambiante éventuelle si le vaccin devait être testé dans un pays déjà atteint. La ligne de lutte actuelle passe par une prise en charge du personnel médical, le plus exposé au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée.

Au Mali, c’est sur les infirmiers des deux sexes que le vaccin italien, en trois phases, est testé. Nulle question de choisir au hasard les volontaires, ou de se contenter de les choisir uniquement dans un pays africain. L’expérimentation en cours au Mali a commencé aux Etats-Unis, puis en Grande-Bretagne, en Gambie et maintenant au Mali où des volontaires du personnel soignant sont sous observation.

Le vaccin italien, c’est le CAD3-EBO-Z. Il est développé par le laboratoire  GSK en collaboration avec le NIH (l’Institut national de la santé). Il est administré à une quarantaine de volontaires maliens dans l’esprit de préparer et renforcer le personnel de santé contre un éventuel franchissement des frontières d’une maladie dont les gros ravages se notent en Afrique de l’Ouest. Mais aucun pays, par définition, ne se sentira à l’abri tant que des mesures de prévention et de lutte ne sont pas activées.

Tout est fait pour que le Mali, pays voisin notamment de la Guinée considérée comme le foyer de départ de la souche d’Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest, soit prêt à toute éventualité. Cette souche serait distincte de celles observées en République démocratique du Congo au cours de ces décennies. Le Mali n’est par ailleurs pas loin du Libéria et de la Sierra Leone, les deux autres pays gravement affectés.

Lucien Mpama