Education : une augmentation du taux d’élèves en première année primaire dans les écoles de Kinshasa

Lundi 24 Septembre 2018 - 12:00

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Le constat a été fait par le Réseau des journalistes amis de l’enfant (RJAE), qui a organisé récemment une descente  sur le terrain dans quelques établissements de la capitale avec l’appui de l’Unicef.

 

 

 

 

 Les élèves ont repris le chemin de l'école au titre de l'année scolaire 2018-2019 depuis le 3 septembre sur toute l’étendue du territoire national. Pour se rendre compte de l’effectivité de cette rentrée des classes près de trois semaines après, le RJAE  a visité tour à tour l'Athénée de la Gombe, le lycée Bosangani de la même commune et le Complexe Scolaire Sainte Christine de Makala. Dans ces différentes écoles, un constat heureux se dégage pour cette nouvelle année scolaire. Il a été noté, en effet, une  augmentation du taux d’élèves en première année primaire.

Cette performance a été saluée par les responsables de ces écoles qui soutiennent tous qu’il s’agit là d’un bon départ pour les enfants. Ce qui augure un lendemain radieux  pour l'éducation de la jeunesse et de tout le pays.

Se félicitant de cette performance dans son école qui s’élève à 2% par rapport à l’année dernière, le directeur de l'EPA 2 Gombe, Robert Ngay Ngay, a rappelé que tout enfant, valide ou invalide,  a droit à l’éducation et la classe de première année primaire en est le socle, à l'image de la fondation d'une maison. « Quand la fondation n'est pas solide, le reste sera chaotique. Quand l'enfant est bien rodé à cette étape, en tout cas le reste va de soi et c'est facile pour lui », a-t-il signifié. « Le taux peut s'évaluer à 2% par rapport à l'année dernière. C'est ce qui nous enchante, parce que la pyramide doit être plus solide à la base qu'au terminal. Quand vous voyez sur les images ou dans des caricatures, on dit tout enfant valide ou inapte doit apprendre », a-t-il ajouté.

Une maman ayant requis l'anonymat et dont l'un des fils est inscrit en première année à l'EP2 Gombe, s'est réjouie de réaliser que son fils sait déjà écrire la voyelle i, deux  jours seulement après la rentrée scolaire. « Cela me stimule davantage pour inscrire les autres. Il y a le sérieux à l'EP2 Gombe. Je suis sûre que nous aurons de bons ministres dans l'avenir. A voir la formation et le nombre d'enfants qui sont inscrits déjà en première année, c'est vraiment positif», a-t-elle témoigné.

Au  lycée Bosangani,  les journalistes ont fait le même constat. La rentrée des classes a été effective dès la première semaine et les cours vont bon train. L’apprentissage aussi bien des  petites filles  que des petits garçons se fait facilement. Dans cet établissement, les  classes de première année atteignent le seuil de la quarantaine voire la cinquantaine. Même constat pour les classes de la 2e, 3e jusqu’en 6e année primaire.

 Quelques parents abordés  sont fiers de la formation de leurs enfants dans cet établissement  scolaire conventionné catholique. Aussi encouragent –ils l’éducation des filles. « Les filles doivent aussi étudier comme les garçons pour qu'elles deviennent un jour des personnalités dans notre pays. L’éducation de base, c'est l'épanouissement de l'enfant sur toutes ses formes parce qu'elle ne sous-entend pas seulement les études. C'est la globalité : élever les enfants, veiller à leur comportement.  Et de fois,  nous les parents sommes limités. C'est pour cela que l'école joue pleinement son rôle de complémentarité », a indiqué Ayoura Mbu Arold, parent d'une fille qui étudie en 3e année primaire au lycée Bosangani.

Une réussite au Complexe scolaire Sainte Christine

Après la Gombe, l’équipe de journalistes s’est rendue au complexe scolaire Sainte Christine dans la commune de  Makala. Ici aussi, le constat a été le même.  La rentrée scolaire a été une réussite car tous les élèves et enseignants étaient présents.  

La surnuméraire de l'EP13 Makala, Charlotte Djoko a souligné que dès le premier jour, les élèves étaient déjà là. « Nous formons un vrai partenariat avec les parents, ils nous font confiance », a-t-elle déclaré,  ajoutant: « Nous avons un effectif de cinq cents  personnes, nous osons croire qu'à la fin du mois, nous dépasserons celui de l'année passée ».

Toutefois, l’école Sainte Christine, a expliqué sa directrice, Hortense Pemba, fait face à certaines difficultés. « La maternelle ne nous a pas envoyé les enfants comme d'habitude. Généralement, elle  nous envoie souvent soixante. Par contre cette année, c'est seulement trente. Nous devons donc recruter ailleurs aussi »,a-t-elle déploré.

Selon elle, cette baisse du nombre d’enfants est due à certaines exigences lors de l'inscription. Il a été demandé à tout parent de fournir l'attestation de naissance de l’enfant avant  qu’il ne soit inscrit. Or à Makala, a reconnu la directrice, bon nombre de parents ne tiennent pas compte de cela. En sus de l’attestation de naissance, les parents devaient aussi  payer  la moitié des frais scolaires demandés et acheter certains manuels à l’école comme le cahier de communication.

« Pour cette année, tout élève doit acheter le  cahier de  communication  à l’école. Il coûte 5000 FC.  Ce cahier sert de pont entre l'école et les parents. Enfin, les frais de l'Etat sont fixés à 20 400 FC. En somme, les parents devaient payer 25400 FC », a précisé Hortense Pemba.

Blandine Lusimana

Légendes et crédits photo : 

L’éducation est un droit pour tout enfant

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