Egypte 2019 : dans l’ombre des stars, ils pourraient se révéler…

Jeudi 20 Juin 2019 - 22:30

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A quelques heures du coup d’envoi de la 32e édition de la CAN 2019, aucun doute ne persiste sur l’identité des stars de la compétition que sont Mohamed Salah, Sadio Mané, Riyad Mahrez ou Nicolas Pépé. Mais d’autres joueurs, moins connus du grand public, pourraient profiter de cette tribune pour se faire un nom. En voici quelques-uns.

Bien connu des supporteurs des Corbeaux du TP Mazembe et des suiveurs de Jupiler League, Mbwana Samatta n’a pas encore une renommée à la hauteur de ses talents de buteur : redoutable des deux pieds, adroit de la tête, toujours bien placé, c’est un vrai renard des surfaces. Il fait aujourd’hui les beaux jours du RC Genk (soixante-six buts et dix-huit passes décisives en cent soixante-trois matchs, un titre de champion en 2019) après ceux de Mazembe (soixante-dix-neuf buts en cent trente-sept matchs et une Ligue des champions en 2015), et est le fer de lance de la Tanzanie (dix-sept buts en quarante-cinq sélections). S’il est pourvu en ballon, il peut faire pleurer n’importe quelle défense. Le Sénégal, l’Algérie et le Kenya sont prévenus.

Au Kenya, justement, le patron s’appelle Victor Wanyama. Le musculeux capitaine des Harambee Stars est un roc, habitué aux joutes britanniques (au Celtic, à Southampton puis Tottenham), intraitable dans les duels. Pas forcément un habitué des classements des buteurs, il est moins offensif qu’un Yaya Touré, mais reste un premier relanceur fiable. Homme de base de Sébastien Migné, il sera probablement revanchard après être resté sur le banc lors de la finale, perdue, de Ligue des champions. Blessé au genou à deux reprises, il a manqué dix-huit matchs cette saison. A 27 ans, il paye parfois sa précocité, puisqu’il a été sélectionné pour la première fois à 15 ans.

Invité de dernière minute, en remplacement de Belkebla, le Montpelliérain Andy Delort a tout pour faire vibrer les exigeants supporteurs des Fennecs : né d’un père gitan et d’une mère d’origine algérienne, l’avant-centre de 27 ans a ce qu’on appelle « une gueule » dans le milieu du cinéma et un fort tempérament. Sulfureux, tatoué et doué, il sort d’une belle saison en Ligue 1 (quatorze buts et sept passes décisives en trente-six matchs), il n’a pas tardé à se mettre le public algérien dans la poche : pour sa première apparition, le 16 juin en match de préparation face au Mali, il a ouvert son compteur-but au bout de neuf minutes. Des débuts en fanfare, qu’il faudra rapidement confirmer en matchs officiels. Car le supporteur de football reste versatile e…

Depuis la retraite de Geoffrey Massa, au sortir de la CAN 2017, Faruk Miya est le fer de lance des Cranes d’Ouganda. Milieu offensif râblé, mobile et explosif, le droitier est un fin dribbleur, un bon passeur et un redoutable finisseur. Surnommé « Muyizi Tasubwa » (ce qui veut dire « chasseur qui ne peut pas manquer » en luganda), il totalise vingt-deux buts en cinquante-neuf capes. Si l’Ouganda veut sortir de ce difficile groupe A, le milieu du SK Gorica sera l’atout numéro un de Sébastien Desabre.

Après quelques années d’approche infructueuse de la part des instances congolaises, Paul-José Mpoku avait fini par rejoindre les Léopards de RDC avant la CAN 2017. Celui qui a fait toutes ses classes en sélections de jeunes belges va rapidement trouver ses marques, puisqu’il compte désormais six buts (dont deux lors de la CAN gabonaise) en dix sélections.

Revenu dans son club formateur, le Standard de Liège, le droitier de 27 ans est arrivé à maturité. Libéré de la concurrence de Mubélé, non convoqué, au poste d’ailier droit, il a les clés en main pour briller et faire briller Bakambu. Le trio qu’ils formeront avec Bolasie sera primordial dans le parcours des Léopards.

Camille Delourme

Légendes et crédits photo : 

Victor Wanyama, le musculeux milieu de Tottenham, est le pilier des Harambee Stars du Kenya (Kenyan Football Association) Paul-José Mpoku, l’ailier du Standard de Liège, doit désormais prendre de l’envergure dans la tanière des Léopards de RDC (AFP) Miya Farouk, ici face à Marvin Baudry lors des éliminatoires du Mondial 2018, est le leader offensif des Cranes de l’Ouganda (AFP)

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