Election présidentielle de 2021 : la CNDH veut jouer sa partition

Mardi 29 Septembre 2020 - 12:30

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Reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le 28 septembre, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Valère Gabriel Eteka-Yemet, a indiqué que son institution voudrait participer au scrutin présidentiel de l’an prochain, en qualité d’observateur.

Organisme technique et consultatif, chargé de la promotion et de la protection des droits de l'homme, la CNDH veille au respect des droits de l'homme et des mécanismes de garantie des libertés fondamentales.

Cette institution a, en effet, pour mission principale, le suivi de la promotion et de la protection des droits de l’homme. Ainsi, parmi ces droits de l’homme, il y a , a-t-il  dit, le  droit d’élire et d’être élu.

« Par rapport à ce droit, nous allons en faire le suivi, mais cette fois-ci, en tant qu’observateur. Nous allons observer l’élection présidentielle de sorte que nous puissions regarder les choses dans le sens de la transparence afin d’apaiser la population et l’opinion nationale et internationale pour que tout se passe dans la paix et la quiétude », a expliqué Valère Gabriel Eteka-Yemet, à sa sortie d’audience.

Interrogé par la presse sur le bien-fondé de la démarche qu’il a entreprise auprès des autorités, le président de la CNDH a rappelé qu’il s’agit d’un plaidoyer visant à obtenir leur soutien et à faire passer le projet. Selon lui, cette institution qui a observé les élections, par le passé dans ce pays, s’est arrêtée seulement dans les grands centres.

« Cette fois-ci, nous voulons couvrir toutes les circonscriptions  et pour cela, il faut que nous ayons la compréhension des leaders d’opinion. Il n’y a plus leader d’opinion que les élus au sein desquels on y trouve  la majorité et  l’opposition. Nous recherchons leur appui et leur compréhension », a-t-il poursuivi.

Notons que la CNDH est en train de mener ce plaidoyer au moment où le Parlement prépare sa session budgétaire. C’est ainsi que Valère Gabriel Eteka-Yemet a présenté à Isidore Mvouba la situation financière de son institution qui peine à mener à bien ses missions.

« Concernant notre budget, effectivement, nous en avons parlé au président de l’Assemblée nationale pour qu’il puisse nous soutenir, afin que nous ayons au moins les moyens financiers conséquents susceptibles de nous permettre de réaliser un bon  travail. Notre budget est largement insuffisant, nous espérons qu’il sera vu à la hausse », a-t-il souhaité.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Valère Gabriel Eteka-Yemet répondant aux questions de la presse/Adiac

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