Elections: le Congo dans l'attente des résultats du premier tour

Lundi 21 Mars 2016 - 16:59

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Au lendemain du premier tour des élections présidentielles, le Congo attend les résultats dans un contexte globalement calme.

Le Congo est désormais dans l'attente des résultats du premier tour des élections présidentielles. Si les communications sont toujours coupées, les informations révèlent que le scrutin s'est déroulé dans le calme, en dehors d'un mouvement de foule dispersé par la police, en fin d'après-midi, dans le sud de Brazzaville.

"Il y a eu des retards mais ça va mieux, les choses se passent dans le calme" a déclaré hier après-midi Eric Katolo, chef d'une mission d'observation de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL). Le Congo expérimente avec cette présidentielle le bulletin de vote unique faisant apparaître le nom et le visage des neufs candidats, chaque électeur devant indiquer son choix par une croix ou une empreinte digitale.

Samedi, les autorités ont annoncé une coupure totale des communications de 48 heures pour la présidentielle. "Toutes les communications", SMS y compris, seront coupées dimanche et lundi pour éviter la "publication illégale" de résultats, a indiqué une source gouvernementale. Dans une lettre aux opérateurs de télécommunications, le ministre de l'Intérieur, Raymond Mboulou, invoque des "raisons de sécurité et de sûreté nationales".

Cette décision gouvernementale n'entraîne "aucune entrave au vote" et "n'entrave en rien l'accès de l'opposition aux résultats", mais l'Etat cherche "à se prémunir contre la publication illégale de résultats", a-t-on assuré de source gouvernementale.

Disant craindre des fraudes, cinq candidats d'opposition à la présidentielle - Guy-Brice Parfait Kolélas, Jean-Marie Michel Mokoko, Claudine Munari, André Okombi Salissa et Pascal Tsaty Mabiala - ont créé une "commission technique" parallèle pour surveiller le scrutin. L'opposition, qui compte avoir des délégués dans chaque bureau du pays, voulait y photographier à l'aide de téléphones portables les procès-verbaux afin de compiler ses propres résultats et de pourvoir les comparer à ceux publiés au niveau national par la CNEI. Certains d'entres eux ont appelé le peuple à "exercer sa souveraineté" dans le cas où le président sortant l'emporterait dès le premier tour, comme celui-ci l'a promis à ses partisans.

Les Nations unies de leur côté ont appelé au calme, exhortant les autorités à garantir un scrutin libre et transparent et l'opposition à faire valoir ses éventuelles contestations par des voies légales afin de garantir la tenue du scrutin "dans une atmosphère apaisée et exempte de toute violence".

A la tête d'une mission d'observation électorale de l'Union Africaine d'une trentaine de personnes, l'ancien Premier ministre de Djibouti, Dileita Mohamed Dileita, a souhaité vendredi "des élections libres et transparentes" et a exhorté l'opposition à faire valoir ses éventuelles revendications par des "voies légales" sans appeler "à ce que les gens sortent dans la rue" pour contester les résultats.

La Rédaction

Légendes et crédits photo : 

Les Congolais sont appelés aux urnes ce dimanche 20 mars pour le premier tour de l'élection présidentielle: ici un bureau de vote à Makélékélé (Marco Longari/AFP) Le président en exercice, Denis Sassou Nguesso, a effectué son devoir de citoyen en fin de matinée (Marco Longari/AFP) Le scrutin est contrôlé par la Ceni, mais aussi par des représentants des missions d'observation électorale de l'UA et de la CIRGL ainsi que des délégués de l'opposition (Marco Longari/AFP)

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