Electricité : le gouvernement confirme la réduction de la facturation après les délestages

Samedi 15 Décembre 2018 - 14:15

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A la faveur de la séance de questions orales avec débat, le 14 décembre à la chambre basse du parlement, l'exécutif, à travers le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, a assuré les Congolais que la facturation sera revue à la baisse pour les abonnés disposant d’un compteur électrique, par contre, elle demeurera intacte pour les abonnés au forfait, après près de deux mois de délestage d'électricité.

Le ministre de l'Energie et de l'hydraulique répondait à la question d'un député, qui voulait savoir pourquoi la facturation de l'électricité à Brazzaville était différente de celle de Pointe-Noire. Serge Blaise Zoniaba a, d'emblée, expliqué que depuis 1997, lorsque la Société nationale d’électricité (SNE) avait constaté que Brazzaville avait connu beaucoup de pertes humaines et matérielles suite à la guerre civile, elle avait décidé de la réorganisation de sa facturation.  Mais cette situation, a-t-il dit, sera revue par la nouvelle société qui vient de naître sur les cendres de la SNE.

A une autre question d’un élu du peuple relative à la paie bimensuelle des factures par les abonnés de Brazzaville et de Pointe-Noire et la paie mensuelle par ceux des autres localités du Congo, Serge Blaise Zoniaba a précisé que cette décision est consécutive à la charge électrique de chaque agglomération.

De son côté, interrogé sur le retard dans la conclusion d'un accord avec le Fonds monétaire international, le ministre des Finances et du budget, Calixte Nganongo, a rassuré la représentation nationale que le Congo a rempli toutes les conditionnalités à cet effet. Dans les tout prochains mois, a-t-il laissé entendre, un accord économique sera conclu avec cette institution internationale pour permettre au pays de rééchelonner sa dette extérieure et de bénéficier du soutien financier de cette institution.

Pour sa part, suite aux plaintes des parents d’élèves adressées aux députés, le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, a annoncé le retrait, pour cette année, de la circulaire exigeant aux élèves de payer la somme de dix mille FCFA chaque année en guise de droits scolaires. En effet, les élus du peuple ont estimé que la somme était plus élevée en ce temps de crise financière.

Dans le même registre, répondant à la question d’un député qui s’interrogeait sur la situation des auditeurs de justice retenus pour suivre les études au Maroc, Clément Mouamba a mentionné les contraintes financières qui ont bloqué le processus. Selon lui, les premiers qui sont au Sénégal, en Tunisie, au Cameroun et au Bénin font face à plusieurs difficultés financières.

Parlant des pénuries des produits pétroliers finis à Brazzaville, le ministre des Hydrocarbures, Jean Marc Thystère Tchicaya, a estimé qu’elles étaient dues à la logistique de transport entre Pointe-Noire et Brazzaville. Maintenant que le train a repris son service, a-t-il noté, elles seront considérablement réduites.

En effet, a-t-il poursuivi, la production des produits pétroliers finis a fortement augmenté. Car la Congolaise de raffinage couvre 60 % et les 40% sont issus des importations. De plus, a-t-il ajouté, le gouvernement est en train de travailler pour démanteler les réseaux mafieux de vente des produits pétroliers appelés communément « Kadhafi ».

Brossant un tableau sombre du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, suite à la question posée par un député, la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mokolo, en a profité pour insister sur les conditions d’évacuation des déchets biomédicaux solides et liquides à l’hôpital de Nkayi qui, selon elle, constitue un grand problème de santé publique et de l’environnement. Le gouvernement, a-t-elle expliqué, s’emploie à construire dans cette localité une station d’épurement des eaux usées provenant de la morgue ainsi qu’une décharge d’incinération des déchets solides comme c’est le cas dans les autres hôpitaux congolais. En outre, elle a édifié la représentation nationale de la diminution du taux de prévalence du sida au Congo, ces cinq dernières années.

    

 

 

   

 

 

 

 

 

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

1-Le Premier ministre, Clément Mouamba / Adiac 2-Une vue de la salle / Adiac

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