Enseignement supérieur : le Casp peaufine les programmes du cycle licence

Mercredi 8 Juillet 2020 - 16:25

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Le Centre d’application de la statistique et de la planification (Casp) organise, du 6 au 10 juillet par visioconférence à Brazzaville, des ateliers en vue de l’adoption du rapport diagnostic de la structure et des nouveaux programmes d’enseignement.

Elaborés par des experts nationaux, ces programmes ont été examinés à nouveau avec l’appui technique de Michel Grun-Rehomme, un consultant international recruté par la Banque mondiale. Ce consultant a fait le diagnostic institutionnel du Casp et évalué les programmes de tous les cycles, dans le cadre des réformes en cours dudit établissement.

Répartis en commissions, les experts ont pour mission d’examiner et d’adopter le rapport diagnostic, les programmes de statistique et d’informatique, de mathématiques, de planification, ainsi que d’autres disciplines. Il sera également question de réaménager le contenu des programmes par rapport au niveau d’étude.

Après auscultation des programmes élaborés l’année dernière, Michel Grun-Rehomme a proposé de revoir le profil des enseignants par discipline et par niveau. L’organisation des concours d’entrée figure également au nombre des contributions. Autre recommandation : la suppression de certaines matières, en mettant l’accent sur les mathématiques, le français, et la culture générale.

Outre ces contributions, l’expert français a recommandé de doter le Casp de l’outil informatique pour s’adapter aux normes de l’Unesco. Le but est de promouvoir une formation de qualité. « En 2019, nous avons avec nos ressources élaboré les programmes que le consultant a examinés et approuvés excepté quelques contributions. C’est avec beaucoup de satisfaction que j’arrive à ce point d’adoption des programmes qu’on va doter au Casp », se satisfait le directeur général du Casp, Gaspard Symphorien Mbou Likibi.

Pour moderniser ce centre, outre l’adoption de nouveaux programmes, la construction d’un nouvel établissement est en gestation. Dans cette optique, il est également envisagé de transformer le Casp en Centre national de formation en statistique et planification (Cnfsp). Avec l’ouverture des cycles longs, ce centre sera, selon Gaspard Symphorien Mbou Likibi, en cotutelle entre le ministère en charge de la Statistique et celui de l’Enseignement supérieur, pour des besoins d’expertise. Avec pour principale atout, la reconnaissance des diplômes par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

L’objectif de ce changement est de redonner à cet établissement ses lettres de noblesse. En effet, depuis sa création, aucun programme n’a été revisité. Ouvert qu’aux cycles courts, le Casp envisage d’ouvrir le cycle licence pour l’année prochaine. Un pari que s’est fixé son directeur général dès sa prise de fonctions. « J’ai hérité d’un centre de formation qui fonctionnait officiellement avec les programmes datant de la création de l’école en 1983. En 2017 à ma prise de fonctions, j’ai constaté que ces programmes étaient vraiment obsolètes. Le challenge était donc de doter le Casp en programmes plus actuels parce que les programmes font la notoriété d’une école et que des programmes dépendent la qualité du produit que l’on met sur le marché de l’emploi », ajoute le directeur général de cet établissement.

Dans cet élan de modernisation, la Banque mondiale envisage, sous peu, la construction d’un complexe Institut national de la statistique-Casp. « Bientôt les appels d’offre seront lancés pour passer à la phase de la construction. Les études ont déjà été menées. Logiquement, avant fin 2021, on aura ce bâtiment qui sera construit dans les normes qu’il faut pour abriter une école », conclut-il.

Pour rappel, le Casp forme des techniciens supérieurs de la statistique et de la planification.

Josiane Mambou Loukoula

Légendes et crédits photo : 

Photo: Les experts nationaux au cours de l'atelier

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