Exécution des projets publics: mettre fin au désordre

Mercredi 11 Décembre 2019 - 18:06

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L’une des recommandations fortes de la Conférence nationale de haut-niveau sur la gestion des grands projets publics d’investissements, axée sur les bénéfices sociaux, a porté sur la nécessité ou l’urgence de dresser un véritable état des lieux des structures en charge de ces projets.

La rencontre a revêtu une importance réelle pour la République démocratique du Congo (RDC) engagée inlassablement dans la voie du développement. Les participants sont essentiellement les coordonnateurs de projets logés au sein des différents ministères ainsi que des experts provenant des différentes structures qui interviennent au niveau stratégique et opérationnel dans la gestion des projets du secteur public. Pendant deux jours, le débat a permis de soulever des préoccupations légitimes dans un domaine crucial pour le pays.

Recommandations

Outre l’indispensable état des lieux des structures qui encadrent les projets publics, d’autres recommandations proposent, par exemple, leur redynamisation et le renforcement du ministère du Plan dans sa mission en rapport avec les bénéfices sociaux. Une autre recommandation porte sur la nécessité de doter chaque ministère de l’ISO et d'y créer un organisme de certification des normes.

Les participants ont proposé aussi la création d’une structure de certification qualité et d’audit des performances, et le renforcement des capacités des missions du Senarec. Pour des raisons d’efficacité, les experts ont préconisé désormais la création d’une structure multisectorielle chargée des innovations au niveau du ministère du Plan, le développement du système de coaching et l’organisation des consultations et échanges des connaissances avec d’autres pays.

Les nouveaux enjeux  

Dans l’ensemble, l’idée est de mettre en confrontation deux écoles : la gestion axée sur les résultats et la gestion axée sur les bénéfices sociaux. Il en ressort que les formateurs ont réussi à démontrer le caractère complémentaire des deux approches, surtout en termes d’effets. Le plus grand défi sera de doter le pays de structures de gestion des projets et programmes plus pérennes pour assurer le suivi bien au-delà du cycle reconnu du projet en question. Il est question de s’assurer justement de l’atteinte des bénéfices sociaux au niveau de la population.

Le changement fondamental vise d’abord à améliorer la façon de travailler. Comme l’a révélé un membre du gouvernement central, la clôture annoncée de tous les programmes coïncide avec la dissolution des agences ou unités d’exécution des projets. En définitive, les résultats de ces travaux ouvriront la voie à une amélioration des dispositifs tant institutionnels que fiduciaires de gestion des projets.       

Laurent Essolomwa

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